19/07/2006

Deftones - Tool - Manu Chao - The Streets - Red Hot Chili Peppers

Deftones

Tool

Manu Chao

The Streets

Red Hot Chili Peppers

Le jeudi 29 juin 2006

Rock Werchter

J'ai reçu un long, long, long compte-rendu des quatre jours du dernier Rock Werchter. Un  très chouette texte où Kira - passionnée de musique(s) - nous raconte son festival tel qu'elle l'a vécu. Ca se lit un peu comme une nouvelle ou une histoire... On commence par le "jour un" :

14h quasi précises, nous voilà en route pour le début de 4 jours de folie. Il fait déjà terriblement chaud et le soleil est annoncé pour les 4 jours (c'est assez rare pour être souligné!!!).
De nombreux embouteillages tout au long de la route nous empêcheront de voir le premier groupe Matisyahu , mais dès l'entrée en matière des Deftones nous sommes dans l'ambiance. Le son est lourd mais pas bourrin, leur rock-punk est brûlant à souhait. Un premier concert hyper efficace qui annonce une suite encore meilleure!

Après quelques arrêts déjà aux différents stands pour se désaltérer (mon dieu, c'est de plus en plus cher : 2€ la pinte ou le coca... il va faire soif!!!!!) et se sustenter que voici Tool et ses ambiances sombres (les vidéos diffusées sur les écrans sont assez révélatrices, dans le genre corps mutilés et pourrissants). Le concert est sobre, froid (malgré le soleil qui tape encore dur à cette heure) sans effets "de trop". Simple et efficace mais sans doute encore plus convaincant en petite salle (ou alors pas en plein soleil). Maintenant j'ai hâte d'écouter leur dernier album qui est un vrai succès pour le moment "10 000 days".
PS: absolument impressionnant, le tatouage du chanteur, un immense scorpion dans le dos.

20h50 et quelques minutes de retard, Manu Chao débarque avec sa bande pour nous envoûter. Tout à coup, on est plus à Werchter mais en Amérique latine, un petit nuage bleu aux senteurs particulières survole la plaine. Manu est là, il est chaud et il va nous en mettre plein les oreilles durant une heure entre rythmes latinos, pogos endiablés, rap et reggae. Tout le monde se met à danser, c'est la première folie du festival. Le pied!!!!!!
Le public reprend en choeur les airs les refrains les plus connus ("me gustas tu", "clandestino"...). Le plaisir avec Manu Chao, c'est de découvrir à chaque prestation des arrangements différents, on sent un énorme travail derrière malgré son air nonchalant. Bref gros coup de chaud... coupé net par les roadies des Red Hot. Et oui, Manu aurait bien voulu finir son set mais à Werchter on ne rigole pas avec les horaires.

La grande question du jour était : "Allons nous suivre les Red Hot Chili Peppers sur la Main Stage ou alors plutôt découvrir The Streets à la Pyramide?" Mes accompagnateurs ne sont pas chauds pour The Streets, contrairement à moi qui, échaudée par la prestation d'Anthony Kiedis et ses potes il y a 2 ans, ne veux absolument plus en entendre parler (en plus le dernier album ne m'a pas convaincue).
Pour finir, nous nous retrouvons à la Pyramide ( wéééé). Mike Skinner et sa bande sont là, bien décidés à amuser la galerie et à faire danser les filles. Avec son accent inimitable, son humour "so british" et ses chansons entre mélancolies et allégresses, Skinner m'a carrément fait craquer. Contact franc et direct avec le public (les gens du 1er rang n'oublieront pas de si tôt la distribution générale de Brandy), décontraction, set list imparable (arriver même à mixer dans ses chansons l'improbable "don’t cha'" des Pussycat Dolls ou même "Californication"... humour!). Je suis vraiment très heureuse de ne pas avoir manqué ce rendez vous. Même les gens se trouvant à l'extérieur de la Pyramide (pleine à craquer) étaient dans l'ambiance La preuve, ils ont réussi à faire accroupir tout le monde pour mieux prendre son élan pour jumper (carrément malades ces mecs!). Second coup de coeur de la journée!!!!!

Nous rejoignons la plaine pour entendre la fin de set list des Red Hot. Je ne me permettrais pas de juger l'entierté du concert mais ce que j'ai vu et entendu était trop lisse, trop mou, trop consensuel... Ce n'est définitivement plus les Red Hot que j'ai découvert fin des années 80, hélas (que dire de la reprise de "How deep is your love" des Bee Gees... ridicule). Ca manquait clairement de punch... bien heureuse d'avoir louper ça !

La soirée s'achève (en retard!) avec les Black Eyed Peas. Il y a 2 ans, en pleine après-midi, leur concert n'avait pas réussi à éveiller mon intérêt. Il en a été tout autrement ce jeudi soir. Energique, quasi plus rock que r'n'b.
Ca bouge, ça saute dans tous les sens et moi ça réveille mes pieds qui se mettent à danser de manière incontrôlable. Enchaînement de hits hyper efficaces, jeu de scène efficace et à nouveau, contact avec le public bien établi. C'est en pleine forme mais avec les pieds meurtris que nous regagnons notre home sweet home sur les dernières notes de "Let's get retarded": 1h10 de pur fun!

Vivement la suite!!!!

Kira

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