19/07/2006

Editors - Vitalic - Muse - 2 Many Dj's

Editors

Vitalic

Muse

2 Many Dj's

Le vendredi 30 juin 2006

Rock Werchter

Deuxième épisode des aventures de Kira à Werchter. Un vrai feuilleton. Le "jour deux" :

Vendredi matin, pas réveillée, je grimpe dans la voiture. Retour vers la plaine de Werchter et déjà la jolie pelouse verte disparaît, cachée par les centaines de festivaliers déjà alanguis sous les trop rares arbres.
Il est 13h00 et nous avons à peine le temps d'écouter quelques titres de la chanteuse Skin, de loin...

Pour moi, les choses sérieuses débutent à 13h50 sur la Main Stage avec Editors.
J'ai déjà beaucoup parlé de ce groupe sur mon blog. Je les ai découverts grâce à Jérôme Colin qui en parlait avec ferveur. Leur premier album "The Back Room" est un pur bonheur et leurs deux concerts en Belgique (en première partie de Franz Ferdinand à Louvain et seuls à Gand) m'ont laissé un souvenir très agréable. Malgré mes arguments de choc, je n'arrive à convaincre personne à m'accompagner vers les premiers rangs. Pas grave! Le noyau de fans est là pour les accueillir et dès leur arrivée sur scène, le ton est donné. Les excellents titres s'enchaînent (Blood, All Sparks...), les musiciens assument parfaitement malgré la chaleur écrasante, le chanteur (toujours cette impression de le voir bouger comme Tom Yorke de Radiohead) a encore mis ses doigts dans une prise électrique!!!!! Peut-être que ce concert méritait plus "l'intimité" de la Pyramide mais pour moi ce fut à nouveau un concert réussi et donc un groupe que je continuerais à suivre avec le plus grand intérêt. La prestation s'achève avec trois titres : leur 1er hit "Munich", une reprise des Talking Heads "Road to Nowhere" et "Fingers in the factories" que le public reprend en choeur... Il est déjà temps de rejoindre l'ombre délicieuse et le "point d'eau" parce qu'il fait soif!!!

Le reste de la programmation de la main stage n'étant pas vraiment ma tasse de thé jusqu'à 21h30 (Kanye West, Sean Paul, Live, Anouk), nous profitons de l'après-midi pour nous approcher de la Pyramide. Hélas, à cause d'un manque de volonté flagrant, je ne pourrais pas vous parler des concerts de Clap Your Hands Say Yeah, Elbow et Mogwaï (pourtant j'avais envie de les voir, juré!!!) mais la tentation d'aller dévaliser les petites boutiques du marché a été la plus forte ... Et oui, je sais, pitoyable!!!! Malgré mes comportements de garçon manqué, je reste une fille.

Par contre, je peux vous assurer qu'à 20h15 précises, j'étais sur les planches de la Pyramide (trop chaud pour rester à l'intérieur) pour assister à la prestation de Vitalic. Et là, j'avoue, on en a pris plein les oreilles durant 45 minutes de folie!!!!!! J'ai cru plusieurs fois que le plancher allait s'écrouler vu le nombre de personnes emportées dans une transe quasi tribale rythmée par la musique électro-clash de Mr Vitalic. Simple, mais toujours là pour faire monter la pression. Certains titres de l'album "Ok Cow-boy" sont vraiment imparables à l'instar du single "My Friend Dario". Je l'avais loupé à Dour l'an passé... Cette fois-ci, j'ai savouré mon plaisir.
Petite anecdote. En quittant les planches pour rejoindre le concert de Muse, je croise deux gars avec des bracelets "Back Stage" qui étaient derrière nous... Leur tête ne m'est pas inconnue même s'ils ont l'air "passe partout"... 10 secondes d'intense réflexion et je me suis souvenue où j'avais déjà vu ces têtes... sur la Main Stage l'an passé... C'étaient les frères DeWaele, alias Soulwax alias 2 Many Dj's. Venaient-ils prendre la température pour leur set de la nuit ou autre ? M'enfin c'était bizarre de les voir là! Fin de la parenthèse people!

Sur la plaine règne une certaine tension alors qu'on monte un drôle de décor sur scène (vous avez déjà vu ces bacs à linge pliables en forme de ressort qu'on vend chez Ikea? Et bien sur scène, il y en à 4-5 comme ça de 3 mètres de haut?!?!). Il y a 2 ans, Muse ne m'avait absolument pas convaincue (pourtant Dieu sait comme je les aime!!!). Trop de longs solos de guitares, comme pour "masquer" une absence de cohérence du groupe... Bref une prestation à oublier et je craignais de revivre la même chose.
Dès les premiers morceaux, je suis pleinement rassurée. Nous sommes en train de vivre un concert d'anthologie (j'exagère à peine). Pas une seconde de répits, pour nous, pauvre public "spotché" aux premières loges. Parfait équilibre de la set list entre anciens titres toujours aussi ravageurs (Plug in Baby, Time is running out...), moments de pur plaisir céleste lorsque Matthew se met au piano pour "Feeling good" (et premières larmes de bonheur musical pour kiki, celle-là, elle me fait toujours le même effet) et nouveaux titres qui passent haut la main la barrière du live (leur nouvel album étant sorti le jour du concert, peu de gens connaissaient les titres mais peu importe, ça n'a pas cassé le rythme bien au contraire) tels SuperMassiveBlackHole ou Invicible.
75 minutes hors du temps pour un des musts de ce festival, la très grande classe!

 

Après un nouveau petit tour au "camp de base" pour retrouver les autres (qui préfèrent assister aux concerts "de loin" et apprécier la musique plutôt que de "vivre" le concert... chacun son avis, le mien est clair tant que je sais marcher et bouger sans avoir trop mal partout, je continuerais à squatter les 1ers rangs!!!), back to the Pyramide pour le clou de la soirée "Soulwax" avec le set des 2 Many Dj's ( zut, zut et re-zut, j'ai encore raté Tiga... vivement le pukkelpop!!!!) . Déjà présents en remplacement catastrophe il y a 2 ans lors du désistement de David Bowie, les 2 Many Dj's jouent "à la maison". Leur manière caractéristique de mixer les différents titres choisis ( classiques du genre technotronic ou choix plus pointus comme "le grand sommeil" d'Etienne Daho) est un pur bonheur pour tous les accros de la musique électro voire même de la musique tout court. Les gens sont agglutinés à la pyramide et l'ambiance est bon enfant. Dès que quelqu’un a reconnu les premières notes d'un titre, tout le monde hurle... Une belle folie poussée encore plus loin grâce à certains morceaux comme "Smack my bitch up" des Prodigy ou le toujours très musclé "Song to" de Blur!!!! On aperçoit sur l'écran géant des gens aux premiers rangs qui y étaient déjà lors du set de Vitalic... Quelle santé!!!!!!!
Parce que mine de rien, il est minuit 45 lorsque qu'ils "coupent le son" ... et la route est encore longue avant de retrouver son petit lit confortable. Ma nuit sera pleine d'étoiles rêvant déjà d'un concert en salle de Muse (chose confirmée dès le lendemain, rendez-vous en décembre à Lille le 18 et à Anvers le 19!!!!!!)

La suite....La suite... la suite...

Kira

Commentaires

Le concert de Muse de ce 19/12/2006 a dynamité le Sportpaleis!!!

Matthew Bellamy, Chris Wolstenholme et Dominic Howard (assistés d'un discret musicien aux claviers et d'un éphémère trompettiste) ont mis le feu aux 12.000 spectateurs du Sportpaleis. L'accueil de ceux-ci a d'ailleurs été prodigieux... et justifié par un show nytroglycériné!

Certes nombre de fans avaient du prendre leur mal en patience avant d'arriver dans le lugubre quartier du Sportpaleis, la sortie de Bruxelles et le ring d'Anvers étant bouchés (certains, dont moi n'arrivant qu'après 2h30 d'embout', juste après les Razorlight) mais, d'entrée, Muse a su faire oublier le pitoyable début de soirée par un magistral "Take A Bow". Et, directement, Muse en a mis plein les oreilles et la vue. Le son est intense et furieux, tout en conservant ses envolées lyriques. Le light show est magistral. Les gars sont en forme olympique, voire même superhéroïque; le batteur, Dominic Howard, déguisé en spiderman de la tête au pied, et sa batterie sont cachés dans une structure octogonale qui ne dévoile son contenu qu'en se soulevant dans un fracas de rayons lumineux et une vigueur survitaminée.

Avec des morceaux à l'énergie furieusement rock, voire parfois hard rock (avec des riffs à perforer les tympans...et exploser les osselets), des écrans géants (avec la projection de robots qui dansent, d'étoiles, des soldats,...), des câbles de néons multicolores, une structure métallique avec deux grues, Muse est formidable. Avec Map of the Problematique, Butterflies & Hurricanes, Supermassive Black Hole, la salle est chauffée à blanc pour encaisser le démesuré New Born. Après Assassin et City of Delusion, le public passe dans le calme éphémère de l'oeil du cyclone avec des ballons géants remplis de papiers colorés qui divaguent dans le public pendant que le groupe joue Bliss en attendant que le public ait perforé tous les ballons, quitte à utiliser des briquets kittés façon lance-flamme. Plug in Baby et Invincible, notamment, mèneront les fans jusqu'au 1er rappel pendant lequel Starlight, Hystéria et Stockholm Syndrome feront encore monter l'ambiance de quelques degrés. Muse terminera alors avec Muscle Museum, puis un ultime Knight of Cydonia étayés de lyrics qui s'impriment en arrière-plan : "The time has come to make things right/You and I must fight for our rights/You and I must fight to survive"..

Il n'en fallait pas plus, le public est comblé...et impatient de se faire emporter par le prochain concert!!!

Écrit par : Energy17 | 27/12/2006

Energy17? Super le compte-rendu! Puis-je le mettre directement en ligne sur "Live"? Si oui, avec quelle signature?

Écrit par : Luc | 27/12/2006

Ce que vous voulez, comme vous voulez, quand vous voulez! Vous pouvez même corriger les fautes de frappe ("nitroglycériné","lumineux, et sont irradiés d'une vigueur survitaminée",...) Tout le monde n'a pas le talent de Dominic Howard! ;-)

Écrit par : Energy17 | 08/01/2007

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