28/04/2007

Roger Waters Part two

the dark side of the moonRoger Waters

Sportpaleis d'Anvers

Le mercredi 25 avril 2007

Deuxième partie (après l'entracte)

 

En juillet 1990, du haut de mes dix-huit ans, quelques mois après la chute du mur de Berlin, je n'ai pas manqué l'interprétation intégrale de l'album The Wall par Roger waters & guests sur la Potsdamer Platz.

Dix-sept ans plus tard (ou presque), j'ai donc assisté à l'interprétation intégrale d'un autre album majeur de l'histoire du rock par le même Roger Waters, à savoir The Dark Side of The Moon. Et une fois de plus, j'ai fichtrement bien fait de ne pas manquer ça !

Après avoir courageusement profité de l'entracte pour atteindre, non sans mal et dans une chaleur étouffante, un des multiples bars du Sportpaleis, nous avons à peine le temps de nous réinstaller dans la salle que les énormes enceintes vibrent déjà des quelques battements de coeur qui ouvrent l'album. La machine est lancée. Roger Waters et son groupe se mettent à jouer in extenso, dans les moindres détails et sans aucune coupure la totalité de The Dark Side of The Moon. Immédiatement, ma concentration est au maximum. Un moment comme celui-là, je ne le vivrai sans doute qu'une seule fois. Si on a pu écouter cet album des dizaines, voire des centaines de fois à la maison, le vivre en live, en concert reste incontestablement un événement (plus que probablement) unique. Je suis donc bien décidé à profiter de la magie de chaque instant. 

Le public se manifeste une première fois après l'étourdissant On The Run. La synchronisation entre la musique et les images défilant sur l'écran géant est parfaite. Si On The Run vous donne le tournis, que dire alors des images qui donnent l'impression d'aspirer peu à peu les quinze mille personnes à l'intérieur de l'écran?

Mais déjà les horloges de Time retentissent. Les percussions qui ouvrent le morceau galvanisent l'assistance et le premier solo de guitare prend son envol.

Sur The Great Gig In The Sky, la choriste impose dans la salle une étonnante qualité d'écoute mêlée de recueillement tant son interprétation est on ne peut plus à la hauteur de la voix originale présente sur l'album.

A cet instant, mécaniquement, dans leur esprit, les moins jeunes d'entre nous retournent le disque sur leur platine pour écouter la face B. Money, et plus particulièrement son introduction, nous permet pendant quelques instants de jauger le son quadriphonique. Mais très vite le morceau nous entraîne loin de ces considérations vers le simple plaisir jouissif de l'écoute. On est au coeur de l'album. Au coeur du voyage. Après le solo de saxophone, les solos de guitares se succèdent pour finalement glisser vers Us And Them qui sonnent un peu comme un répit. A l'écran, les obsessions de Roger Waters trouvent à nouveau leur expression via des images, hélas bien réelles, de guerres d'hier et d'aujourd'hui. 

Que dire enfin du final, si ce n'est vous parler de la chair de poule que j'ai vraiment éprouvée à l'écoute de Brain Damage et Eclipse?  A gauche de la scène, très en hauteur, les arêtes du célèbre prisme emblématique de Dark Side of The Moon apparaissent pour être réellement traversée par un fin faisceau de lumière qui se décompose dans les sept couleurs de l'arc-en-ciel. Les énormes enceintes vibrent alors des battements du coeur qui referment l'album. Le Sportpaleis d'Anvers est alors debout pour applaudir longuement la performance.

"Crois-tu qu'il y aura des rappels", me demande alors mon papa. J'ai à peine le temps de lui répondre par la négative en affirmant que cela n'aurait aucun sens que les onze musiciens sont de retour sur scène pour un final incluant exclusivement des morceaux extraits de The Wall comme The Happiest Days of Our Lives, Another Brick in the Wall (Part 2), Vera, Bring the Boys Back Home (au visuel une nouvelle et dernière fois très critique envers l'administration Bush) et Comfortably Numb.

Devinez un peu ce que j'écoute comme musique à la maison en ce moment?

Set list (partie 2) :

The Side Of The Moon : Speak To Me - Breathe - On the Run - Time - The Great Gig In The Sky - Money - Us And Them - Any Colour You Like - Brain Damage - Eclipse.

The Happiest Days Of Our Lives - Another Brick In The Wall (Part 2) - Vera - Bring The Boys Back Home - Comfortably Numb.

ticket roger waters

avec papa, cathy, philippe

Commentaires

Tout à fait OK avec toi. Un grand moment d'émotion, que j'aurais toujours voulu vivre à l'époque (!). MAGNIFIQUE. Philippe

Écrit par : Philippe | 04/05/2007

J'y étais.............. Un très très grand moment.......presque 30 ans jour pour jour après avoir vu le Floyd jouer Animals sur la même scène!
Merci, Roger...Shine on!

Écrit par : Gerard | 16/12/2007

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