01/09/2006

The Knife - We Are Scientists - Snow Patrol - Beck - Radiohead

The Knife

We Are Scientists

Snow Patrol

Beck

Radiohead

Pukkelpop

Le jeudi 17 août 2006

Durant tout l'été, les chroniques de Kira sur les festivals de Werchter et de Dour ont considérablement enrichi l'intérêt de ce blog. Et l'aventure se poursuit puisque "Live" accueille un nouveau récit de ses périgrinations musicales. Cette fois-ci, Kira nous offre à lire ses impressions sur la première journée du Pukkelpop. Merci Kira, c'est un plaisir de te lire...

Terrible journée jeudi au Pukkelpop.

Tout d'abord, une arrivée chaotique...
15h30, une de mes copines déjà sur le site me prévient : "Bon courage, plus de places dans les parkings officiels !"
16h30, toujours à Bruxelles, sur le parking de "tour et taxis" où j'attends mon chéri qui finit de bosser...
17h30, on est à Hasselt (mais toujours pas sur le site), quand un direct de Pure FM nous fait partager la reprise terrible de "Steady As She Goes" par les Infadels... La tension monte, va-t-on enfin arriver????

18h20, ça y est!!! On a réussi à se faufiler dans un des parkings (un sourire, un petit billet...ça sert de savoir négocier en VO) près de la gare, ouf!
18h40 on est sur le site (et au pas de course!), juste le temps de reprendre ses marques et trouver le Dance Hall pour aller écouter un bout de
The Knife, duo electro punk suédois très hype, que j'ai découvert sur myspace... Une chaleur et une moiteur épouvantable nous empêchent de rester à l'intérieur mais on profite tout en se désaltérant de notre 1ère bière!!!!

19h10, on the Marquee,
We Are Scientists. Découverts grâce à leur titre "Nobody Move, Nobody Get Hurt" (issu de l'album "With Love and Squalor") qui ouvre direct leur concert, les Scientists balancent une pop rock rétro pas toujours facile d'accès au premier abord mais captivante et efficace pour qui sait leur prêter une oreille attentive (un peu comme pour leur
album). Fan de ce genre de musique à l'instar d'Editors, de Bloc Party et ... j'ai trouvé ça excellent et plein de bonne choses... encore un groupe à retrouver en salle!

19h55, Snow Patrol est attendu sur la Main Stage et c'est très étonné que nous découvrons le chanteur et son bassiste seuls sur scène avec leurs guitares acoustiques. Et oui, leurs bagages sont restés coincés à Heathrow... malgré cette déconvenue, ils nous livrent 20 minutes d'une intensité rare, en unplugged, de quelques titres connus de leurs 2 albums, mêlant habillement mélodies pop et guitares ( bruyantes mais pas cette fois-ci!). Et même si on peut réellement dire qu'ils n'étaient pas à la fête au départ, le public a réussi à réchauffer l'ambiance à tel point qu'on n’avait pas envie que ça se termine aussi vite! J'ai eu des frissons partout sur un de leur nouveau titre "Chasing Cars"! Décidemment après les avoir découvert au stade roi Baudouin en 1ère partie de U2 (pas vraiment les conditions idéales pour une petit groupe), mon rendez-vous avec les gallo irlandais est à moitié remis à plus tard... en salle maybe?

Après avoir bien profité du temps (assez agréable et sans pluie) pour se sustenter de crasses "made in Belgium" ( ahh les frieten met saus!), nous attendons de pied ferme Beck à 21h55... et nous ne sommes pas les seuls! Malgré les 7 scènes disséminées sur le site, c'est la foule des grands jours déjà à cette heure-ci près de la Main Stage. Levé de rideau et là, surprise totale et palme de l'originalité. L'arrière de la scène est transformé en théâtre de marionnettes où joue un groupe miniature à l'image pile-poil des membres du groupe, avec instruments pas de danses hip-hop, grimace à la caméra etc. le grand jeu! D'emblée, Beck rassure tout le monde avec des titres porteurs tels Loser ( vidéo à voir ici
), Devil's Haircut ou New Pollution et des inédits du prochain album qui sort (je crois) à la rentrée...Une ambiance de dingues avec la musique hyper dansante et festive, rythmée par les singeries des marionnettes ( ceux qui regardaient uniquement les écrans n'ont pas eu beaucoup l'occasion de voir le VRAI groupe!), les effets sur grand écran , un mini film hilarant montrant les marionnettes à la découverte du monde fabuleux du festival et aussi un morceau d'anthologie "One Foot in The Grave" () interprété par les membres du groupe installés à table, uniquement à l'aide de fourchettes, verres, assiettes etc. ... Grandiose... mais on était pas à la fin de nos surprises...

00h00 l'heure du crime...l'heure tant attendue... Tom Yorke et sa bande...j’attends ça avec impatience depuis tellement de temps, depuis que je les ai découverts sur scène à Werchter en 2003! Et puis ça y est, un silence religieux s'abat sur la plaine, ils sont là...
Des frissons qui me parcourent sans cesse durant 1h50 d'un concert irréprochable. Mêlant avec habileté les anciens titres connus de tous ( en évitant, bien évidemment "Creep" : "we cannot play creep endlessly") et rodage de nouveaux titres ( le nouvel album n'étant toujours pas finalisé... y a pas a dire, ils le peaufinent!!!), Radiohead a atteint, cette nuit là à Kiewit, une sorte de perfection  du "live", les fans sont au paradis, ceux qui les découvrent n'en croient ni leurs yeux ni leurs oreilles... c'est tout simplement divin!!!! J'en aurais bien pleuré pour que ça dure encore mais 22 titres déjà, c'est fabuleux!  Et déjà un espoir en cette fin de concert...qu'ils reviennent en salle mon dieu, faites qu'ils reviennent en salle (et que j'aie des places!!!!!!!).
For you...

La set list d'anthologie :

01 Airbag
02 The National Anthem
03 There There
04 Where I End And You Begin
05 Exit Music (For A Film)
06 Karma Police
07 Nude
08 I Might Be Wrong
09 Myxomatosis
10 Paranoid Android
11 No Surprises
12 The Gloaming
13 All I Need
14 Pyramid Song
15 Just
16 Idioteque
17 How To Disappear Completely
rappel:
18 Like Spinning Plates
19 You And Whose Army?
20 Lucky
21 Fake Plastic Trees
22 Everything In Its Right Place

Kira

19/08/2006

Snow Patrol - Zero 7 - Beck - Radiohead

Snow Patrol

Zero 7

Beck

Radiohead

Pukkelpop

Le jeudi 17 août 2006

J'ai mis pour la première fois les pieds au Pukkelpop. Il a fallu attendre la vingt-et-unième édition pour qu'enfin je me décide à m'y promener. Mieux vaut tard que jamais, je me dis... 

Inutile de le cacher - nous devions être nombreux dans ce cas-là - la présence de Radiohead à cette première journée du festival était bien évidemment le grand moment à ne pas manquer. D'autant plus que le groupe britannique avait prévenu les organisateurs de son intention de jouer deux bonnes heures au moins. Le rendez-vous étant fixé à minuit, il était inutile à mes yeux d'arriver trop tôt dans la journée sur le site.

Il est environ dix-sept heures trente - et donc franchement tard - quand nous quittons Bruxelles pour prendre la direction de Kiewit, aux abords d'Hasselt. Dans la voiture, nous écoutons Pure FM qui diffuse en direct un extrait de la prestation d'Infadels sur la Main Stage. Une reprise de Steady As She Goes des Raconteurs. On est en retard...

Arrivés sur place, tous les parkings du festival étant complets, nous perdrons encore une bonne heure - et l'occasion de voir We Are Scientists sur scène -pour trouver miraculeusement une place à moins d'un kilomètre de l'entrée. Nous étions décidemment bien en retard... Mais bon, enfin nous y sommes!

Snow Patrol fait son entrée sur la Main Stage. Il est vingt heures. Surprise, seuls le chanteur et le guitariste défendent sur scène les compositions du groupe. Le matériel de Snow Patrol est bloqué à l'aéroport d'Heathrow. Impossible donc d'assurer une prestation électrique. Courageusement, pendant une demi-heure, à deux, ils présenteront en acoustique quelques morceaux de leurs deux albums Eyes Open et Final Straw. Et ça marche! L'acceuil est franchement chaleureux. Ceci dit, en déclarant être fan de Millionaire, dEUS, Soulwax et Evil Superstar, Gary Lightbody ne risquait pas de s'attirer les foudres du public.

Pendant ce temps, sous une Dance Hall au plafond décoré d'immenses ballons peinturlurés, Zero 7 livre à nouveau une excellente prestation. Difficile de ne pas avoir des fourmillements dans les jambes et de ne pas s'enthousiasmer par la fraîcheur de leurs compositions jazzy et électro. Un régal.

Après une pause repas, nous nous offrîmes le temps d'une ballade sur le site pour en découvrir tous les recoins. Comme par exemple, cet espace de quiètude où, sous des sortes de tentes touarègues, il est possible d'échapper à la frénésie des lieux en se laissant bercer par le doux balancement d'un hamac ou en partageant un narguilé entre amis. Le seul hic, l'endroit jouxte immédiatement la Skate Stage où se succèdent les groupes hard, metal, hardcore, etc. Un exemple, la musique death metal grindcore de Mastodon qui a explosée les lieux aux alentours de vingt-deux heures.

Au même moment, sur la Main Stage, Beck et son groupe se font volontairement voler la vedette par quatre marionnettes. Durant la totalité de leur show en effet, quatre marionnettistes font se mouvoir sur une petite scène en tous points conformes à la grande - écran géant compris - quatre petits sosies de bois de Beck et de ses musiciens. Rares seront les moments où l'on verra sur les grands écrans géants de la Main Stage les vrais musiciens à la place de leur marionnette. Un petit film plutôt drôle montrant ces petites êtres de bois visiter le site du Pukkelpop est même projeté entre deux morceaux. Côté musique, la prestation du groupe est tout aussi jouissive et enthousiasmante que ne l'est la musique de Beck. De ce set, on retiendra par exemple cet étonnant One foot in the grave où l'ensemble du groupe assure le tempo sur une table avec fourchettes, couteaux, verres. A nouveau, un excellent concert. On est gâté...

Nouvelle déconvenue par contre pour les fans de Pete Doherty. Les organisateurs l'annoncent vers vingt-trois heures : le concert des Baby Shambles est annulé.

Et puis, enfin minuit et Radiohead. Pendant près de deux heures, Thom Yorke, Jonny Greenwood, Colin Greenwood, Ed O'Brien et Phil Selway offrirent aux 40.000 personnes présentes une prestation é-pous-tou-flante. C'était la troisième fois que je les voyais en concert en Belgique (on en reparle bientôt) et pour moi, d'un bout à l'autre de leur set, Radiohead touchait en permanence la perfection du bout des doigts. Exceptionnel!!! Sur chaque morceau, les qualités vocales de Thom Yorke s'imposaient comme jamais auparavant. La qualité du son était irréprochable. Tout à la fois claire, puissante et enveloppante. Tout aussi étonnant, le (quasi) silence avec lequel le public accueillit des morceaux tels Exit Music (For A Film) ou Pyramid Song. Il y eu également l'étrange interprétation de You And Whose Army? pendant laquelle le visage de Thom Yorke filmé en très gros plan apparaissait sur les écrans géants (plusieurs écrans façon miroir brisé), donnant à chaque spectateur l'impression que la chanson lui était personnellement destinée. Et enfin, l'éblouissant How To Disappear Completely qui me donne invariablement la chair de poule. Si quelqu'un possède les bandes du concert que Radiohead a livré ce jeudi 17 août 2006 au Pukkelpop, il ne lui reste plus qu'à trouver une île déserte pour aller les écouter encore, et encore, et encore...

Mes filles sont fermement décidées à défier la force des vagues à coup de châteaux de sable. Le pukkelpop se passe donc de ma présence vendredi et samedi. "Live" compte dès lors à nouveau sur vos talents de raconteurs pour nous faire vivre la suite des festivités. A bientôt...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Avec Cathy

05/08/2006

Les Wampas - The Real McKenzies - The Dandy Warhols

Les Wampas

The Real McKenzies

The Dandy Warhols

Le dimanche 16 juillet 2006

Dour Festival

Dernier épisode (de la saison 2) et dernier jour - le quatrième - pour Kira au festival de Dour. Un bonheur pour "Live" et pour vous aussi, je l'espère. Merci Kira. A bientôt...

Dimanche... Déjà la dernière fois que nous empruntons le chemin en pavés poussiéreux qui nous mène vers le site... Triste et en même temps, il ne faudrait pas que ça dure plus longtemps pour notre santé...

Arrivés sur la Last Arena, c'est par la chaleur, la poussières et Les Wampas que nous sommes accueillis... Un monde dingue, pour une prestation tout aussi dingue : chanter debout sur une chaise en plastique portée par le public, c'est culotté! Mais faire monter une vingtaine de filles sur scène, interpréter une version toute personnelle de l'inénarrable tube "Où sont les femmes?" et ensuite vouloir "mourir écrasé par des femmes", ça c'est carrément du délire. Tout le concert sera à l'avenant. Qu'on aime ou pas ce style festif (moi ça me fait beaucoup rire), ils ont mis une ambiance folle pour un après-midi du dimanche où nombreux sont les festivaliers qui comatent sous les arbres.

Après avoir débuté le concert des Nada Surf, sympa mais un peu trop calme (malgré leur tube musclé "Popular"), nous partons à la découvert de The Real McKenzies, des canadiens faisant du punk rock à l'ancienne avec supplément de cornemuses et de kilts (sans rien dessous). Voilà qui est bien pour me plaire : du pogo, un grain de folie et des gens qui dansent partout... Une chouette découverte qui nous a permis de ne pas nous endormir au soleil et risquer l'insolation!

Ensuite, la fatigue aidant, plus trop envie de m'assourdir alors on fait quelques emplettes au marché, on mendie des gadgets publicitaires un peu partout (merci pure FM!) et on liquide les derniers tickets bouffe ( dernière "crasse" de festival, ça se fête!!!). On a même droit un un petit salut de la part du très charismatique chanteur des Dandy Warhols sortant tout juste de son interview pour Pure (sympa!). Nous sommes fins prêts pour la prestation aléatoire des Dandy Warhols. De réputation, parfois ils sont géniaux, parfois ils sont en dessous de tout... Ce dimanche à Dour ils ont été particulièrement inspirés. Jouant avec le public (l'intro de "Smoke it": je sais qu'ici en Belgique, on en fume de la bonne alors filez-moi un truc à fumer où j'arrête de chanter!!!), passant en revue leurs tubes comme "Bohemian like you"ou "We used to be friends", le concert file à la vitesse de la lumière. Encore une fois, l'ambiance bon enfant de Dour se fait ressentir car les gens dansent ensemble sans bousculade ni agressivité.

Avec tout ça, on ne voit pas le festival tirer vers la fin (pour nous car pour certains, ça continue jusque 5h du matin) et nous raterons encore la performance de "…And you will know us by the trail of dead" (comme nous avons loupé Les Cowboys Fringants, La Souris Déglinguée, Matthew Herbert, ...). Même si la route n'est pas longue, il faudra se lever pour aller bosser tout à l'heure.

Au final, on sort de Dour avec de la musique de tous les styles plein les oreilles (excepté le rap pour ma part, ça je peux définitivement pas!), de la poussière incrustée partout, mal aux pieds et au dos mais aussi avec de nombreux éclats de rire en souvenir!

Kira 

31/07/2006

The Congos - Saule - An Pierlé - I Am X - Venus - Archive

The Congos

Saule et Les Pleureurs

An Pierlé & White Velvet

I Am X

Venus

Archive

Le samedi 15 juillet 2006

Dour Festival

Retour à notre feuilleton "Kira au Dour Festival". Voici l'épisode trois...

Cette fois-ci, c'est le week-end! Pas un seul nuage à l'horizon. La journée d'hier m'a laissée sur les rotules, j'ai mal partout et je marche comme une grand-mère.
Le départ vers le site ne se fera que vers 16h... On a loupé plein de trucs qu'on ne connaissait pas mais bon, faut encore tenir 2 jours!!!

Alors pour commencer en douceur, on se laisse bercer par la scène reggae et les vétérans jamaïcains du groupe The Congos... C'est cool, les gens dansent autour de nous, il y a comme une ambiance de "flower power" dans l'air et ça a le mérite de nous mettre sur les rails tranquillement. Il ne manque plus qu'un bon cocktail à base de rhum pour avoir l'impression
d'être en vacances... Hélas, je devrai me contenter d’une bière!!!

Comme je n'arrive à décider personne pour venir découvrir Saule et Les Pleureurs, groupe "de chez moi" (de Mons en fait), je finis par rater une bonne partie du concert mais ce que j'en ai vu m'a convaincue... Il y a un énorme potentiel scénique pour ce groupe et les gens étaient nombreux à venir l'écouter et l'acclamer. Baptiste a une voix qui rappelle celle de M et ses textes tendres et doux-amers mais souvent drôles font mouche la plupart du temps. Il suffit d'entendre "Minimum" ou "Si" pour s'en convaincre! Ce n'est pas un hasard si le groupe a fait la 1ère partie d'un certain Cali...

Nous restons à la Red Frequency Stage pour accueillir une autre compatriote, Ann Pierlé accompagnée de ses White Velvet. Perchée sur son ballon, face à son piano, tanguant entre frénésie et purs moments de légèreté, Ann - tel un elfe - nous offre des titres légers grisants comme des bulles de champagne. Sa voix se fait tour à tour puissante ou enjôleuse pour mieux charmer le public qui n'a d'yeux (et d'oreilles) que pour elle... Quelle classe!!!

Passant à un tout autre style nous nous dirigeons vers le Dance Hall où nous avons rendez-vous avec Chris Corner (chanteur du groupe Sneaker Pimps) et son autre projet I AM X. Venu présenter son second album "The Alternative", le concert démarre par ce nouveau titre justement donnant le ton d'une prestation qui sera époustouflante (tant par la chaleur et les gens compressés dans le Dance Hall que par la performance de Chris). Vêtu d'une chemise ressemblant à la robe de la vieille mère dans Psychose ( 1ère image qui m'est venue en tête, sorry) , aussi sec qu'un clou, mais bourré d'énergie (sans jeu de mots!), Chris Corner enchaîne les titres de ses 2 albums faisant danser la foule comme jamais sur des titres comme " Kiss + Swallow" "Nightlife" "The Negative Sex"... Tour à tour groovy, electro ou rock, avec sa manière très érotisante de balancer ses textes, le public est en émois durant une heure. Et quand en rappel, il interprète le tendre "Missile" et qu'il termine par "After every party I
die», autant vous dire que les fans sont aux anges (moi en 1er!!!).
Aux anges peut-être mais surtout en nage en sortant de cette étuve... Un verre où je risque la déshydratation!!!!!!

Retour à un style plus calme (qui a dit "pour dormir"? Je ne balancerai pas les noms ici ...) avec le concert de Venus. Encore un groupe made in Belgium qui a su s'imposer et qui mérite vraiment d'être reconnu en dehors de nos frontières. Leur performance sera semblable à celle à laquelle j'ai assistée au Cirque Royal dans le cadre des Nuits du Bota (sans l'orchestre)... Malgré tout, je trouve que Venus s'apprécie mieux dans une salle intimiste plutôt qu'en festival (surtout si autour de vous les gens papotent parce que "Venus c'est nul!").
Un concert très chic (un peu trop pour Dour sans doute).

Le concert des anglais d'Archive clôture notre soirée. La nuit est tombée depuis bien longtemps, les tournée de "jus d'orange spécial" sont de plus en plus fréquentes et l'ambiance est propice au "trip rock" de ce groupe qui, après avoir connu pas mal de mésaventures avec ses chanteurs revient en Belgique avec un nouvel album « Lights». Les chansons d'Archive durant approximativement 20 minutes chacune, nous n'aurons droit qu'à quelques titres mais les plus connus et les plus planants aussi... Quel plaisir de bouger sur "F..k you", de découvrir le nouveau single entêtant "System" ou de vivre MON plus beau moment du festival durant l'interminable "Again" dans les bras de mon amoureux.

Il faut bien atterrir mais après un concert pareil c'est assez difficile... Je pense même retourner les voir lors de leur prochain passage à Bruxelles tant ce concert m'a plu!

Kira 

30/07/2006

Oomph! - Flogging Molly - Within Temptation - Apocalyptica

Oomph!

Flogging Molly

Within Temptation

Apocalyptica

Le vendredi 14 juillet 2006

Dour Festival

Deuxième journée et deuxième épisode des trépidantes aventures de Kira à Dour.

 

Vendredi, le réveil sonne à 6h du mat' et c'est l'horreur, je suis toujours sur la plaine en train de compter mes tickets boissons, mais je dois me rendre à l'évidence... faut aller bosser!!!!
Encore heureux, je me libère de mes obligations vers 14h30 et je réussis à me retrouver à Dour avant la fin du concert de Oomph! 
Bien avant le succès remarqué de Rammstein, les teutons de Oomph! offraient déjà leur rock-electro-métal virulant à nos chastes petites oreilles. Et on peut dire que 7 albums plus tard, c'est toujours aussi trash (dans le texte si on comprend l'allemand et dans la musique aussi). Habillé d'une magnifique camisole de force, le chanteur, accompagné de ses acolyte en robe de prêtre, nous assène leurs décibels "pan dans la tronche" sans jamais forcer sur le jeu de scène (pas question ici de débauche de FX ni de jets de flammes dans le public!). Je vous avais prévenu, à Dour on mélange tous les styles!!!

 

 

Vu le programme du vendredi, nous n'aurons que peu de temps pour reprendre notre souffle (et nous ne quitterons pas la Last Arena!). Depuis l'an passé, je râlais d'avoir loupé le concert de Flogging Molly à Werchter. J'en avais vu une retransmission et l'ambiance avait l'air du
tonnerre. Dans un style punk rock aux accents folk irlandais comme je les aime, les Flogging Molly n'ont pas leur pareil pour déclencher dès les premières notes des pogos mémorables mais toujours sympas, où les gens vont jusqu'à faire des farandoles durant les titres les plus folk. Les 7 musiciens s'en donnent à coeur joie et nous aussi (enfin surtout moi et mon copain Vincent, là bas dans les tous 1ers rangs). Ca bouge dans tous les sens, c'est festif, ça donne soif et la musique est excellente... le pied!!!Et au final, un magnifique tee-shirt "pirates et tête de mort" du plus bel effet.

Les drapeaux brésiliens fleurissent sur la plaine... Non, il n'y a pas de match de foot. Il s'agit du groupe Soulfly créé par Max Cavalera après son départ de Sepultura. A nouveau, la Last Arena nous balance ses décibels de manière brutale et énergique, dans la veine toujours de Sepultura (la voix du chanteur est reconnaissable entre mille!). Efficace mais un peu trop
assourdissant pour moi vu l'heure et l'estomac qui commence à montrer des signes de faiblesse...

 

Mes forces reprises, je me place de nouveau à la last arena pour le concert de Within Temptation. Je les ai découvert en 2002 à Werchter où ils semblaient encore gauches en
live malgré l'efficacité de leur gothic rock mélodique. L'an passé, leur performance à Werchter m'avait déçue. Trop portée par le dernier album plus commercial, "The Silent Force", cela me semblait moins efficace qu'à leur début. Ici, le show est grandiloquent, Shannon, la superbe chanteuse éblouit aussi bien par sa voix que par son physique (longue robe et bustier en cuir... il y avait des amateurs autour de moi). Les musiciens sont bien
présents et se font entendre. Le tout est parfaitement équilibré entre les derniers morceaux et les titres tels "Mother Earth" ou "Ice Queen" qui ont fait leur renommée. Ajoutez à cela quelques effets pyros de temps à autre et vous aurez un mélange qui a charmé le public présent...un vrai régal!

L'histoire d'une rencontre ratée avec les Finlandais d'Apocalyptica lors de la 1ère partie du concert de Rammstein à Lille m'avait fait attendre avec impatience leur prestation au Pukkelpop 2005. Bien vu, j'avais littéralement été subjuguée par le charme étrange de leurs titres (originaux ou reprises) heavy métal interprétés au violoncelle. C'est suffisamment étrange pour m'intéresser et je n'ai pas encore été déçue du spectacle (impressionnante manière de jouer tout en pratiquant le headbanging dans le pure style eighties)
Ne manquait qu'à mon bonheur leur sublime version de "Nothing Else Matters"...

Normalement sur mon programme, je devais alors rejoindre la "Red Frequency Stage" pour aller m'éclater sur les rythmes electro de Fischerspooner. Hélas, vous savez ce que c'est... levée à 6h ... bosser 6 h… ensuite la route, puis les quelques heures de concerts debout et la chaleur... Je suis HS et je décide raisonnablement (oui, vous avez bien lu!) d'aller me coucher, histoire d'être en forme pour la suite!!!

Kira

29/07/2006

Art Brut - Infadels - Maxïmo Park

Art Brut

Infadels

Maxïmo Park

Le jeudi 13 juillet 2006

Dour Festival

Petit - tout petit - retour en arrière. Après nous avoir raconté ses quatres journées à Werchter, l'infatigable Kira nous dépeint à présent ses quatres jours à Dour. Hé oui, je vous avais promis une nouvelle série d'épisodes de ses aventures festivalières. Le voici...

BACK FROM DOUR

 

4 jours, ça a l'air énorme mais au final, ça passe super vite ... hélas!!!

Alors, le festival de Dour, c'était comment cette année?

Chaud, poussiéreux (ça nous change des bains de boue), fun, drôle, étrange, « arrosé »,  bon enfant (loin de la netteté et de la droiture werchterienne ; ici, c'est le côté "un peu n'importe quoi" qui prime) et au niveau programmation, inégal mais très intéressant.

Jeudi, on s'était dit "commençons doucement". C'est donc vers 19h que nous avons rejoint le site de « la machine à feu ». Le temps de faire un peu le tour pour prendre ses repères (stand de distribution des horaires journaliers, tickets bouffe et boissons, coins d'ombre, pipi-room...), nous atteignons la scène principale appelée "last arena" (pas d'inquiétude, on se fait vite au nom des 6 scènes différentes).

Art Brut est en train de terminer. Et le moins qu'on puisse dire c'est que c'était réellement du "brut", un peu trop pour mes petites oreilles pas encore habituées (en plus le son était pas vraiment terrible...). Mais ça a l'air de plaire vu le nombre de gens déjà présents (on annoncera 32000 personnes pour ce jeudi). Mes copains déjà présents me disent que j'ai loupé pas mal de bons groupes belges programmés plus tôt : Malibu Stacy, Eté 67 et Montevideo... Ce sera pour une prochaine fois. 

 

Découverte ensuite du groupe londonien Infadels qui a sorti début d'année un 1er album " We are not the infadels". Leur pop rock dansante et colorée entraîne le public (surtout "Can't Get enough", leur single). On danse déjà malgré la chaleur qui règne sur le site. Très sympa à voir en live, encore plus grâce à la personnalité du groupe sur scène, délirante.

Ensuite, rencontre avec les anglais de Maxïmo Park, leur album "a certain trigger" encore dans les mémoires de nombreux festivaliers, le groupe réussit tout de suite à installer une excellente ambiance, assez rock, second degré (à l'image du groupe Pulp par exemple). Un bon concert porté par des titres comme "apply some pressure" que tout le monde connaît et une reprise assez audacieuse de "steady as she goes" des Raconteurs qui a mis le feu. Ensuite, il est déjà temps de rentrer malgré l'annonce à l'affiche de Primal Scream... Dure dure la vie de festivalier qui n’a pas pris congé!!!

Kira

23/07/2006

An Pierlé - Olivia Ruiz - Thomas Fersen - Louise Attaque

An Pierlé & White Velvet

Olivia Ruiz

Thomas Fersen

Louise Attaque

Le vendredi 21 juillet 2006

Francofolies de Spa

Spa est écrasé par la chaleur lorsque nous faisons notre entrée dans la petite ville ardennaise vers 17h. Premier objectif, après avoir garé la voiture et s'être soigneusement tartiné de crème solaire : une bière bien fraîche à la terrasse d'un café! Le centre de Spa, où déambule la grande foule, est transformé en une sorte de grande foire publicitaire. On est bien loin du charme des allées garnies d'échoppes en tous genres de Couleur Café. Inutile de s'attarder donc.

 

 

 

 

 

Peu avant 18h30, nous gagnons l'Esplanade de l'Hôtel de Ville afin de ne pas louper la première prestation de la soirée : An Pierlé & White Velvet. La place n'est remplie qu'à moitié lorsque ces derniers font leur apparition sur la scène Pierre Rapsat. Bien mal leur en pris de ne pas être présent tant le set d'An Pierlé est séduisant. Balançant sans cesse entre douceur et énergie, An Pierlé parvient à réveiller une première fois le public présent malgré le soleil qui inonde encore l'Esplanade. Temps forts : "How Does It Feel" pour sa douceur et le très énergique final composé de "Sing Song Sally" et de la reprise (presque) électro-rock de "Il est 5 heures, Paris s'éveille" nappée de sonorités empruntées à Blondie.

Après quelques spots publicitaires sur les écrans de la grande scène (dont un vantait le remarquable travail du parlement de la région wallonne...) et de nombreuses haltes au bar, l'heure est enfin venue d'accueillir Olivia Ruiz. Arrivée dans l'après-midi, celle-ci découvre tout d'abord que c'est sur la grande scène des Francofolies qu'elle est attendue. Elle confiera ensuite à la presse garder un excellent souvenir de son concert aux Nuits Botanique en mai dernier. Un des meilleurs de cette tournée qui compte déjà une bonne centaine de prestations.

Et cette fois-ci alors? Une nouvelle fois, Olivia Ruiz fut délicieuse. Sur scène, elle est tour à tout drôle, sensuelle, captivante, chaleureuse ou énergique. Il y a un véritable échange entre elle et le public. De plus, contrairement à la petite scène étriquée du chapiteau des Nuits du Bota, Olivia Ruiz et ses musiciens disposaient d'espace pour s'exprimer. Un bonheur... Je répète ce que j'ai écrit il y a deux mois : qu'elle ne se gêne surtout pas pour faire, par exemple, l'Ancienne Belgique dans deux mois.

Oh, dites! j'ai failli oublier... Subitement, en plein milieu d'une chanson, Olivia Ruiz s'arrête interloquée. Face à elle, comme un seul homme, l'ensemble du public a les yeux bêtement rivés vers le ciel. Juste au dessus de la scène (invisible pour Olivia et ses musiciens), une mongolfière vient de faire son apparition. Olivia, avec beaucoup d'humour, a alors rappelée qu'elle s'était tapée 800 bornes pour venir jouer à Spa et qu'elle venait de dire le plus grand bien du public belge à la presse. La mongolfière s'en est allée, le concert a repris. Très drôle...

Quid de Thomas Fersen? D'après la presse du lundi 24 juillet, c'était "The" concert de la soirée. Dans La Libre Belgique, pour Cédric Petit, c'était "le genre de concert qui laisse des traces, et des souvenirs pour un siècle". Dans Le Soir, selon Thierry Coljon, "le plus beau moment de la soirée, ce fut le concert de Thomas fersen. (...) Il Nous a fait passer un fabuleux moment en tout point parfait". Et mon avis, me direz-vous. Ben j'en sais rien, je suis parti manger! Mais bon, Thomas Fersen et moi en même temps...

Vers minuit, Louise Attaque pris le relais pour clôturer la soirée. Le son était excellent et leur prestation, selon moi, légèrement supérieure à celles de Forest et de Couleur Café. Seul bémol, face à un public fatigué, le groupe se montra froid et distant. Ou peut-être était-ce l'inverse d'ailleurs... Temps fort : "La traversée du désert"/"révolver", les morceaux cultes de deux petites demoiselles prénommées Méline et Fanny. 3 ans et 1 an et demi. Mais c'est la faute de leur papa... 

 

Avec Philippe  

21/07/2006

Ben Harper - Hooverphonic - Depeche Mode

Ben Harper & The Innocent Criminals

Hooverphonic

Depeche Mode

Le dimanche 2 juillet 2006

Rock Werchter

Quatrième et dernier épisode du périple musicale de Kira au Rock Festival de Werchter. Mais rassurez-vous, Kira sera bientôt de retour sur "Live" avec un nouveau feuilleton. Une sorte de "saison 2"... En attendant, voici son "jour 4" sur la plaine de Werchter :

Enfin (ou déjà?) dimanche.... Dès la mise en route je ne cache pas mon impatience... Ce soir, on va voir Depeche Mode!!!! Seconde fois pour moi cette année et je suis déjà toute excitée.
Pourtant malgré ce que j'avais "rabaché" à mes compagnons de festival, hors de question d'aller me planquer à la barrière dès notre arrivée sur le site. Trop chaud, trop soif, trop de monde... Il sera encore bien temps dans quelques heures... D'ailleurs, comme à l'habitude le dimanche, les gens sont peu motivés pour s'approcher de la scène... Encore plus qu'hier, c'est ambiance plage à Werchter-les-bains : bikinis, tongs et crème solaire inclus!
Il faudra attendre 18h40 et le concert de Ben Harper pour profiter un peu du bon son. Durant l'après-midi, on a quand même pu tendre l'oreille à la Pyramide et se réjouir de la soul-jazz sensuelle de Leela James, parfaite pour une dégustation de glace par une après-midi torride...
Mais à 18h40 quand Ben et ses "Innocent Criminals" arrivent sur scène, on est tranquillement couchés dans l'herbe.
Un pur plaisir d'1h15!!! Je n'avais jamais vraiment pris attention à ce qu'il faisait jusqu'à cette année-ci et la découvert de l'excellent" Both Sides of The Gun"... J'ai bien fait de m'y intéresser. Harper est un véritable petit génie entre rock et soul, entre nonchalance et intensité, un très bon concert savouré les yeux fermé et la tête ...ailleurs.
Juste avant la fin de Ben Harper, je réalise que c'est le moment de prendre sa place si je ne veux pas manquer mon "rendez-vous" avec Dave et sa bande. Je profite du départ des gens venus voir Ben Harper pour me faufiler au 4ième rang au milieu...pas maaaaal!!! Reste plus qu'une interminable attente (merci à la sécurité d'avoir donné à boire aux pauuuuuuuuuuuuuuuuuuuvres fans de DM agglutinés aux barrières) heureusement entrecoupée par la délicieuse Geike d'Hooverphonic.

Ahhh Hooverphonic!!! J'étais vraiment heureuse de les retrouver après avoir loupé leur concert à Mons mais franchement, était-ce vraiment une bonne idée de les programmer à la Main Stage???? A côté de moi, deux gars ne font que parler en râlant que c'est "barbant comme musique"... Merci messieurs, quel manque de respect pour les artistes et les fans!!!
Enfin Bref!! Un concert en altitude, dans une bulle de rêverie aux accents doux-amers avec un très bon choix de chansons (tous les classiques d'Hooverphonic se sont succédés) de l'ultra connu "Mad About You" au swinguant "Jackie Cane" en passant par 2wicky (leur tout 1er titre) et quelques titres du nouvel album. Il ne manquaitt à mes yeux que le titre "Vinegar and Salt" pour me ravir à 100%. Geike, toujours un peu timide et nerveuse dans sa petite robe verte, telle une elfe perdue en plein milieu de la Main Stage, a su mener sa barque à bon port, aidée par ses musiciens talentueux et par le public heureux... Encore une fois de quoi être très fier d'être belge.

21h35, l'avant-dernier concert se termine, mon coeur commence à battre plus fort. 5 mois que j'attend!!! Toujours plus de monde tente de venir à la première barrière, c'est chaud malgré le soir qui commence à tomber!!!
Alors Depeche Mode a-t-il été à la hauteur de mes attentes???
PARFAITEMENT!!!!!!!!!!!!!! Je craignais les coupes faites dans la set list speciale festival. Elles ont, au contraire, ajouter encore plus de rythme à un concert qui n'en manquait déjà pas.
Dave arrive tout sourire, Martin et Andrew ont l'air en pleine forme aussi. On les sent apaisés, les tensions d'avant ont disparu. Comme à Anvers en janvier, c'est bon de les voir comme ça! Et c'est parti pour 1h45 de folie furieuse. Après l'intro et le remuant " A pain that i'm used to", Dave est déjà torse nu, faisant admirer ses tatouages avec ses petits déhanchements... Mmmmmmh les filles en raffolent!!!!!
Battant le fer immédiatement, ils enchaînent avec "A question of time" reprise en choeur par les milliers de fans rassemblés à Werchter... C'est beau (et je n'ai déjà quasi plus de voix!!!) En mêlant habillement les anciens et les nouveaux titres, chacun y trouvent son compte. Amusant de voir les très très jeunes filles à côté de moi se demander si c'est vraiment du Depeche Mode lorsqu'elles entendent de vieux titres certainement sortis alors qu'elles n'étaient pas nées!!!!!
Du nouvel album ne resteront que "A pain that i'm used to", "Suffer well", "Precious" et "John the revelator" (toutes les 4 excellentes). J'ai des frissons quand résonnent les premières notes de "Walking in my shoes" enchaîné de "Stripped". Martin Gore nous offre "home", une de ses plus belles chansons, reprise elle aussi par la foule... Un beau moment, très tendre. Quel bonheur ensuite d'entendre "In your room" et surtout "I Feel you" pour un petit détour dans l'album "Songs of faith and devotion", mon préféré.
"Behind the wheel" achèvera de mettre le feu aux poudres. Dave se donne littéralement à son public, une vraie bête de scène, le public exulte ...et ce n'est pas fini!!!
En clôturant le concert (avant les rappels) par le triplé "violator": "World in my eyes", "Personal jesus" et "enjoy the silence", le groupe sait qu'il met tout le monde KO debout... et moi, j'ai les larmes aux yeux pendant tout ce temps où je chante à tue-tête "Let me show you the world in my eyes".

Comme à l'accoutumée, Dave, Martin et Andrew disparaissent le temps que le public s'échauffe encore un peu. Et voici le temps des rappels. Et là, je dois dire que tous les fans de DM auront été gâtés... Aux habituels et ultra connus "Shake the disease" par Martin et "Just can't get enough" par Dave, nous avons eu droit à une magnifique version épurée de "Leave in silence" par Martin, bouleversé mais souriant et à "Photographic" énergique et plein de punch pour amener l'apothéose "Never let me down again". Je sais que c'est la fin, de nouveau les larmes ruissellent. Tout le monde agite ses mains, on est tous ensemble, 60000 personnes, vibrant sur la même musique... Ca me retourne complètement (surtout que cette chanson est très intimement liée à ma vie).
Plus de voix, plus de pieds mais le sourire béat d'avoir encore une fois vécu un grand festival avec un final que je n'aurais osé rêver il y a un an.

On fouille ses poches, derniers tickets boissons, dernier hamburger ou gaufre. On fait le point, on retrouve tout le monde et direction le parking sous les lumières des feux d'artifices...C'est déjà fini mais... VIVEMENT L'AN PROCHAIN!!!!!!

Kira

Les photos illustrant ces quatre journées à Werchter sont signées par Koen Keppens, Rob Walbers, Thomas Dhanens et Isabel Pousset.

20/07/2006

Arctic Monkeys - Kaiser Chiefs - The Raconteurs - Franz Ferdinand - Placebo - dEUS

Arctic Monkeys

Kaiser Chiefs

The Raconteurs

Franz Ferdinand

Placebo

dEUS

Le samedi 1er juillet 2006

Rock Werchter

Troisième épisode et "jour trois" des pérégrinations musicales de Kira à Werchter :

Déjà samedi et encore de très gros "morceaux" aujourd'hui.
La plaine de Werchter ressemble à un grand club de vacances avec toutes ces filles en bikini et ces mecs en short et tongs... manque plus que la piscine et les palmiers (à prévoir pour l'an prochain).
Mes oreilles n'ont pas encore fini de bourdonner d'hier que je m'approche de la scène principale pour voir "LE" phénomène hype du moment, Arctic Monkeys. On m'a dit le plus grand bien de leur prestation live (merci Fred!) et je ne voulais pas rater ça. Les "gamins" débarquent sur scène, sans artifices ni fioritures mais déjà sacrément pro. Avec un album qui s'est vendu comme des petits pains et grâce à un énorme buzz créé sur le net (thanks to myspace), et des titres aussi efficaces qu "I bet you look good on the dancefloor" ou "when the sun goes down", le public est au rendez vous. Ca bouge déjà beaucoup devant et ça nous promet du sport pour les prochains concerts!!!! L'air parfois arrogant du chanteur ne nous empêche pas de vibrer au son de ce rock bien carré qui donne des fourmis dans les jambes. "Vous savez il y a bien mieux à faire qu'être ici à nous écouter... y a du foot aujourd'hui!!!" Ironie made in England... Rock'n roll babe!

 

 

Pas le temps de se reposer et une demi heure plus tard, voilà que déboule les Kaizer Chiefs.
"Sorry for not being last year, we were trying to save the world" nous annonce le chanteur.
Et oui, l'an passé, les kaizer Chiefs auraient déjà dû nous balancer un show allumé dont ils ont le secret mais voilà, on les avait appelé à la rescousse pour participer au Live8... Bien présents en 2006, complètement déjantés (vu les bonds que fait le chanteur, et vu la chaleur, je ne sais pas comment il a tenu une heure à ce rythme), les Kaiser Chiefs nous offrent un concert bourré d'énergie avec des titres imparables (I predict a riot, l'entêtant "everyday I love you less and less"... Les fourmis dans mes jambes ne sont pas parties, bien au contraire, je commence même à sauter dans tous les sens. Le leader du groupe (qui a bien du "affoné" quelques bières durant le concert) se jette dans la foule... c'est du délire et ça fait du bien par rapport à certains groupes plus connus qui "se la pètent"!!!!!

 

Une des curiosités de la programmation de Werchter cette année, c'était "The Raconteurs", le groupe-hobby de Jack White. Jack et ses potes semblent complètement détendus et si la set list est sans surprise (tout tient sur l'album mené par le single "steady as she goes"). On aurait pu craindre de se lasser au soleil sous les coups de blues-rock mais les gus maîtrisent leur sujet et relèvent à chaque fois la sauce par une pirouette, ici une batterie nerveuse, là, une guitare en furie et encore là, une impro totalement réjouissante. Jack White sourit (oui, oui, malgré ses airs de vampire zombie n'ayant jamais rencontré la lumière du jour), Jack communique avec le public... et le public le lui rend bien... du tout bon son!

Dès le concert des Raconteurs terminé, je me jette dans "l'arène", les Franz Ferdinand vont bientôt entrer en scène. Je les attend de pieds fermes et je ne suis pas seule, la plaine est maintenant noire de monde et on est très très très serrés là devant (en plus il fait une chaleur infernale... merci à celui qui m'a vidé une bouteille d'eau sur la tête!!!!). Déjà il y a deux ans à la Pyramide, ils avaient su mettre le feu au public. Ils ont réitéré l'exploit cette année. Leur pop-rock pour faire danser les filles est toujours aussi jouissif et entraînant. Impossible de ne pas danser en entendant "This Fre" ou "Do you want to?". Plein d'humour et toujours aussi "jouette", Alex Kapranos (écossais comme son nom ne l'indique pas!) dédie son titre "Walk Away" à l'équipe d'Angleterre qui vient de se faire éliminer... Hilarité dans le public. Il recommencera à plaisanter la dessus en dédiant "Take me out" à Rooney qui s'était fait exclure du match : "So if you're lonely..."
Encore une fois un grand concert et une journée de samedi aux accents rock qui tient jusqu'à présent toutes ses promesses... jusqu'à présent...

La pression se fait plus forte sur le devant du public, Brian Molko et ses complices sont attendus par la majorité du public. Premier concert belge depuis la sortie du tonitruant album "Meds". Que pouvait bien nous réserver Placebo?
Prenant à contre pied le public habitué à des prestations musclées faites de hits incontournables, Placebo (Brian toujours aussi chic avec son nouveau style vestimentaire et Stefan, cravate en cuir sur torse nu) choisit - c'est osé en festival - de privilégier le dernier album avec 11 titres sur les 19 du concert. Alors évidemment, pour les fans, c'est du bonheur: prestation millimétrée (un peu trop?), nouveaux morceaux hyper efficaces (infra-red...rhaaaaaa lovely) . MAIS pour le commun du public (les non fans), c'est la débandade. Derrière, j'entends des gens râler "c'est n'importe quoi, ça bouge pas, c'est lent".
C'est peut-être lent mais c'est beau et risqué comme "Pierrot the clown" ou la jolie reprise de Kate Bush "Running up that hill" (gros moment d'émotion pour la petite kiki, à défaut de without you I'm nothing). Encore heureux pour ceux qui voulaient entendre des vieux titres : "Bitter end", "every you and every me", "special K" étaient là pour ajouter un peu de punch.
Au final, je reste désappointée : admirative du choix fait par le groupe (set list qui aurait sans doute était plus appréciée en concert en salle) et de la qualité du concert mais frustrée par le manque de punch de l'ensemble et par le manque de communication de Brian (pas le moindre petit mot en français, ni le moindre sourire).
Alors je lance un message... A QUAND UN CONCERT EN SALLE POUR PLACEBO EN BELGIQUE???????????? (parce que bon, les tournées à rallonge en France merci, mais ET NOUS??????).

 

Pas le temps de se poser trop de questions car la tête d'affiche MADE IN BELGIUM débarque enfin. Je n'avais jamais vu dEUS en concert (toujours une histoire de malchance entre eux et moi!) mais je suis bien là ce soir et eux aussi. J'ai lu dans une critique que Tom Barman et ses musiciens avaient créé un concert en forme de "chaos organisé". C'est exactement le sentiment que j'ai eu lors de ce concert. Dès les premières notes de "Theme from turnpike", le public exulte. Oui, on est fier d'être belge quand on voit ces gars là s'éclater sur scène, jouant des titres de plus de 10 ans et qui ne semblent pas vouloir vieillir (studs and soda) et s'amusant sur les titres de leur élégant "pocket revolution". 0 temps morts pour une prestation qui a mis plus d'un festivalier KO... dont moi, totalement chavirée par ce samedi qui restera comme une de mes plus belles journées de festival.

Mais Rock Werchter n'est pas fini, et demain, l'apothéose du week-end... DEPECHE MODE!!!!!

Kira

19/07/2006

Editors - Vitalic - Muse - 2 Many Dj's

Editors

Vitalic

Muse

2 Many Dj's

Le vendredi 30 juin 2006

Rock Werchter

Deuxième épisode des aventures de Kira à Werchter. Un vrai feuilleton. Le "jour deux" :

Vendredi matin, pas réveillée, je grimpe dans la voiture. Retour vers la plaine de Werchter et déjà la jolie pelouse verte disparaît, cachée par les centaines de festivaliers déjà alanguis sous les trop rares arbres.
Il est 13h00 et nous avons à peine le temps d'écouter quelques titres de la chanteuse Skin, de loin...

Pour moi, les choses sérieuses débutent à 13h50 sur la Main Stage avec Editors.
J'ai déjà beaucoup parlé de ce groupe sur mon blog. Je les ai découverts grâce à Jérôme Colin qui en parlait avec ferveur. Leur premier album "The Back Room" est un pur bonheur et leurs deux concerts en Belgique (en première partie de Franz Ferdinand à Louvain et seuls à Gand) m'ont laissé un souvenir très agréable. Malgré mes arguments de choc, je n'arrive à convaincre personne à m'accompagner vers les premiers rangs. Pas grave! Le noyau de fans est là pour les accueillir et dès leur arrivée sur scène, le ton est donné. Les excellents titres s'enchaînent (Blood, All Sparks...), les musiciens assument parfaitement malgré la chaleur écrasante, le chanteur (toujours cette impression de le voir bouger comme Tom Yorke de Radiohead) a encore mis ses doigts dans une prise électrique!!!!! Peut-être que ce concert méritait plus "l'intimité" de la Pyramide mais pour moi ce fut à nouveau un concert réussi et donc un groupe que je continuerais à suivre avec le plus grand intérêt. La prestation s'achève avec trois titres : leur 1er hit "Munich", une reprise des Talking Heads "Road to Nowhere" et "Fingers in the factories" que le public reprend en choeur... Il est déjà temps de rejoindre l'ombre délicieuse et le "point d'eau" parce qu'il fait soif!!!

Le reste de la programmation de la main stage n'étant pas vraiment ma tasse de thé jusqu'à 21h30 (Kanye West, Sean Paul, Live, Anouk), nous profitons de l'après-midi pour nous approcher de la Pyramide. Hélas, à cause d'un manque de volonté flagrant, je ne pourrais pas vous parler des concerts de Clap Your Hands Say Yeah, Elbow et Mogwaï (pourtant j'avais envie de les voir, juré!!!) mais la tentation d'aller dévaliser les petites boutiques du marché a été la plus forte ... Et oui, je sais, pitoyable!!!! Malgré mes comportements de garçon manqué, je reste une fille.

Par contre, je peux vous assurer qu'à 20h15 précises, j'étais sur les planches de la Pyramide (trop chaud pour rester à l'intérieur) pour assister à la prestation de Vitalic. Et là, j'avoue, on en a pris plein les oreilles durant 45 minutes de folie!!!!!! J'ai cru plusieurs fois que le plancher allait s'écrouler vu le nombre de personnes emportées dans une transe quasi tribale rythmée par la musique électro-clash de Mr Vitalic. Simple, mais toujours là pour faire monter la pression. Certains titres de l'album "Ok Cow-boy" sont vraiment imparables à l'instar du single "My Friend Dario". Je l'avais loupé à Dour l'an passé... Cette fois-ci, j'ai savouré mon plaisir.
Petite anecdote. En quittant les planches pour rejoindre le concert de Muse, je croise deux gars avec des bracelets "Back Stage" qui étaient derrière nous... Leur tête ne m'est pas inconnue même s'ils ont l'air "passe partout"... 10 secondes d'intense réflexion et je me suis souvenue où j'avais déjà vu ces têtes... sur la Main Stage l'an passé... C'étaient les frères DeWaele, alias Soulwax alias 2 Many Dj's. Venaient-ils prendre la température pour leur set de la nuit ou autre ? M'enfin c'était bizarre de les voir là! Fin de la parenthèse people!

Sur la plaine règne une certaine tension alors qu'on monte un drôle de décor sur scène (vous avez déjà vu ces bacs à linge pliables en forme de ressort qu'on vend chez Ikea? Et bien sur scène, il y en à 4-5 comme ça de 3 mètres de haut?!?!). Il y a 2 ans, Muse ne m'avait absolument pas convaincue (pourtant Dieu sait comme je les aime!!!). Trop de longs solos de guitares, comme pour "masquer" une absence de cohérence du groupe... Bref une prestation à oublier et je craignais de revivre la même chose.
Dès les premiers morceaux, je suis pleinement rassurée. Nous sommes en train de vivre un concert d'anthologie (j'exagère à peine). Pas une seconde de répits, pour nous, pauvre public "spotché" aux premières loges. Parfait équilibre de la set list entre anciens titres toujours aussi ravageurs (Plug in Baby, Time is running out...), moments de pur plaisir céleste lorsque Matthew se met au piano pour "Feeling good" (et premières larmes de bonheur musical pour kiki, celle-là, elle me fait toujours le même effet) et nouveaux titres qui passent haut la main la barrière du live (leur nouvel album étant sorti le jour du concert, peu de gens connaissaient les titres mais peu importe, ça n'a pas cassé le rythme bien au contraire) tels SuperMassiveBlackHole ou Invicible.
75 minutes hors du temps pour un des musts de ce festival, la très grande classe!

 

Après un nouveau petit tour au "camp de base" pour retrouver les autres (qui préfèrent assister aux concerts "de loin" et apprécier la musique plutôt que de "vivre" le concert... chacun son avis, le mien est clair tant que je sais marcher et bouger sans avoir trop mal partout, je continuerais à squatter les 1ers rangs!!!), back to the Pyramide pour le clou de la soirée "Soulwax" avec le set des 2 Many Dj's ( zut, zut et re-zut, j'ai encore raté Tiga... vivement le pukkelpop!!!!) . Déjà présents en remplacement catastrophe il y a 2 ans lors du désistement de David Bowie, les 2 Many Dj's jouent "à la maison". Leur manière caractéristique de mixer les différents titres choisis ( classiques du genre technotronic ou choix plus pointus comme "le grand sommeil" d'Etienne Daho) est un pur bonheur pour tous les accros de la musique électro voire même de la musique tout court. Les gens sont agglutinés à la pyramide et l'ambiance est bon enfant. Dès que quelqu’un a reconnu les premières notes d'un titre, tout le monde hurle... Une belle folie poussée encore plus loin grâce à certains morceaux comme "Smack my bitch up" des Prodigy ou le toujours très musclé "Song to" de Blur!!!! On aperçoit sur l'écran géant des gens aux premiers rangs qui y étaient déjà lors du set de Vitalic... Quelle santé!!!!!!!
Parce que mine de rien, il est minuit 45 lorsque qu'ils "coupent le son" ... et la route est encore longue avant de retrouver son petit lit confortable. Ma nuit sera pleine d'étoiles rêvant déjà d'un concert en salle de Muse (chose confirmée dès le lendemain, rendez-vous en décembre à Lille le 18 et à Anvers le 19!!!!!!)

La suite....La suite... la suite...

Kira

Deftones - Tool - Manu Chao - The Streets - Red Hot Chili Peppers

Deftones

Tool

Manu Chao

The Streets

Red Hot Chili Peppers

Le jeudi 29 juin 2006

Rock Werchter

J'ai reçu un long, long, long compte-rendu des quatre jours du dernier Rock Werchter. Un  très chouette texte où Kira - passionnée de musique(s) - nous raconte son festival tel qu'elle l'a vécu. Ca se lit un peu comme une nouvelle ou une histoire... On commence par le "jour un" :

14h quasi précises, nous voilà en route pour le début de 4 jours de folie. Il fait déjà terriblement chaud et le soleil est annoncé pour les 4 jours (c'est assez rare pour être souligné!!!).
De nombreux embouteillages tout au long de la route nous empêcheront de voir le premier groupe Matisyahu , mais dès l'entrée en matière des Deftones nous sommes dans l'ambiance. Le son est lourd mais pas bourrin, leur rock-punk est brûlant à souhait. Un premier concert hyper efficace qui annonce une suite encore meilleure!

Après quelques arrêts déjà aux différents stands pour se désaltérer (mon dieu, c'est de plus en plus cher : 2€ la pinte ou le coca... il va faire soif!!!!!) et se sustenter que voici Tool et ses ambiances sombres (les vidéos diffusées sur les écrans sont assez révélatrices, dans le genre corps mutilés et pourrissants). Le concert est sobre, froid (malgré le soleil qui tape encore dur à cette heure) sans effets "de trop". Simple et efficace mais sans doute encore plus convaincant en petite salle (ou alors pas en plein soleil). Maintenant j'ai hâte d'écouter leur dernier album qui est un vrai succès pour le moment "10 000 days".
PS: absolument impressionnant, le tatouage du chanteur, un immense scorpion dans le dos.

20h50 et quelques minutes de retard, Manu Chao débarque avec sa bande pour nous envoûter. Tout à coup, on est plus à Werchter mais en Amérique latine, un petit nuage bleu aux senteurs particulières survole la plaine. Manu est là, il est chaud et il va nous en mettre plein les oreilles durant une heure entre rythmes latinos, pogos endiablés, rap et reggae. Tout le monde se met à danser, c'est la première folie du festival. Le pied!!!!!!
Le public reprend en choeur les airs les refrains les plus connus ("me gustas tu", "clandestino"...). Le plaisir avec Manu Chao, c'est de découvrir à chaque prestation des arrangements différents, on sent un énorme travail derrière malgré son air nonchalant. Bref gros coup de chaud... coupé net par les roadies des Red Hot. Et oui, Manu aurait bien voulu finir son set mais à Werchter on ne rigole pas avec les horaires.

La grande question du jour était : "Allons nous suivre les Red Hot Chili Peppers sur la Main Stage ou alors plutôt découvrir The Streets à la Pyramide?" Mes accompagnateurs ne sont pas chauds pour The Streets, contrairement à moi qui, échaudée par la prestation d'Anthony Kiedis et ses potes il y a 2 ans, ne veux absolument plus en entendre parler (en plus le dernier album ne m'a pas convaincue).
Pour finir, nous nous retrouvons à la Pyramide ( wéééé). Mike Skinner et sa bande sont là, bien décidés à amuser la galerie et à faire danser les filles. Avec son accent inimitable, son humour "so british" et ses chansons entre mélancolies et allégresses, Skinner m'a carrément fait craquer. Contact franc et direct avec le public (les gens du 1er rang n'oublieront pas de si tôt la distribution générale de Brandy), décontraction, set list imparable (arriver même à mixer dans ses chansons l'improbable "don’t cha'" des Pussycat Dolls ou même "Californication"... humour!). Je suis vraiment très heureuse de ne pas avoir manqué ce rendez vous. Même les gens se trouvant à l'extérieur de la Pyramide (pleine à craquer) étaient dans l'ambiance La preuve, ils ont réussi à faire accroupir tout le monde pour mieux prendre son élan pour jumper (carrément malades ces mecs!). Second coup de coeur de la journée!!!!!

Nous rejoignons la plaine pour entendre la fin de set list des Red Hot. Je ne me permettrais pas de juger l'entierté du concert mais ce que j'ai vu et entendu était trop lisse, trop mou, trop consensuel... Ce n'est définitivement plus les Red Hot que j'ai découvert fin des années 80, hélas (que dire de la reprise de "How deep is your love" des Bee Gees... ridicule). Ca manquait clairement de punch... bien heureuse d'avoir louper ça !

La soirée s'achève (en retard!) avec les Black Eyed Peas. Il y a 2 ans, en pleine après-midi, leur concert n'avait pas réussi à éveiller mon intérêt. Il en a été tout autrement ce jeudi soir. Energique, quasi plus rock que r'n'b.
Ca bouge, ça saute dans tous les sens et moi ça réveille mes pieds qui se mettent à danser de manière incontrôlable. Enchaînement de hits hyper efficaces, jeu de scène efficace et à nouveau, contact avec le public bien établi. C'est en pleine forme mais avec les pieds meurtris que nous regagnons notre home sweet home sur les dernières notes de "Let's get retarded": 1h10 de pur fun!

Vivement la suite!!!!

Kira

18/07/2006

Dour en images

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stephan Nisol a réalisé des centaines de photos au Dour Festival 2006. Parmi celles-ci, outre les groupes se produisant sur scènes, il y a beaucoup de clichés d'ambiance et de nombreux portraits de festivaliers. Peut-être vous y reconnaîtrez-vous?

On y va? C'est par ici.

19:02 Écrit par Luc dans Festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dour, photos, concert, live |  Facebook |

04/07/2006

Saule - Louise Attaque - Tracy Chapman

Saule et les Pleureurs

Louise Attaque

Tracy Chapman

Le dimanche 2 juillet 2006

Couleur Café

Le vaste site de Tour & Taxis, où se tenait ce dimanche la troisième et dernière journée du 17ième festival Couleur Café, était inondé par le soleil. Arrivé à 15h, dès l'ouverture des portes, une première halte s'impose dans La Rue du Bien Manger. Plus tard dans l'après-midi et la soirée, chacun de ces resto-souks deviendront inaccessibles tant le public s'y pressera. Alors autant en profiter immédiatement! Cette année, ce sont les saveurs équatoriennes et les délices vietnamiens qui ont eu mes faveurs. Mmm...

 Peu après 16h, la tente "Fiesta" est déjà comble pour un premier rendez-vous fixé par Saule et les Pleureurs. Loin d'être écrasé par une chaleur pourtant suffocante, le public offre d'emblée à Saule et à ses musiciens un accueil tout autant festif que chaleureux. La surprise du chef, une reprise endiablée de Banana Split durant laquelle Saule est rejoint sur scène par... Lio. Elle restera ensuite à ses côtés pour la très belle Tu dors. Le bal des timides, Le boss et Minimum (2x) sont joués dans une ambiance digne de la fin d'un festival. Si vous êtes à Dour, aux Francofolies ou à Esperanzah cet été, un conseil : ne le loupez pas!

Après une courte ballade dans les souks, il est déjà temps de répondre à L'invitation lancée par Louise Attaque sous l'immense tente "Titan". Et à nouveau l'ambiance est détonnante face à un Louise Attaque qui, tout comme à l'AB et à Forest National cet hiver, met le feu à Couleur Café. Dans la setlist, l'indispensable Toute cette histoire sans laquelle un concert de Louise Attaque ne serait pas tout à fait un concert de Louise Attaque!? Et ils remettent ça le 21 juillet aux Francofolies. Alors à plus tard crocodile... 

 

Après un énième détour par le bar pour un Mojito bien glacé et quelques morceaux partagés avec Les Hurlements d'Léo, Tracy Chapman et son groupe font à leur tour leur entrée sur la scène du "Titan". Le chapiteau, pourtant immense, affiche complet. Les retardataires se rabattent alors sur l'écran géant juxtant celui-ci. Pour suivre le concert, il y aura finalement presque autant de monde à l'extérieur de la tente "Titan", devant l'écran géant, qu'à l'intérieur de celle-ci. Il faut dire que Tracy Chapman a littéralement émerveillé le festival par sa présence et sa prestation. Elle était divine. J'ai rarement vu un concert d'une telle beauté et d'une telle intensité. J'en ai même eu la chair de poule. Je regrettais réellement de ne bien connaître de sa discographie que le premier album et ses incontournables Talkin' Bout A Revolution et Fast Car. Je me promets de corriger ça rapidement. A noter : la reprise de Get Up Stand Up de Bob Marley avant de prendre congé du public bruxellois.

Tandis que la groove funky de Georges Clinton faisait encore danser les plus infatigables d'entre-nous, j'arpentais une nouvelle fois le site de Tour & Taxis pour quelques dernières découvertes : la déco et les beats de l'Electro World, les réalisations étonnantes de Jaakko Pernu et de Jephan de Villiers et, par gourmandise, quelques derniers délices indiens et africains.

Couleur Café fut une nouvelle fois la représentation festive et colorée d'un monde tolérant, métissé et multiculturel. Le monde dans lequel je souhaite voir grandir mes enfants.

Ah, une dernière chose, il y a plusieurs galeries de photos sur les trois journées du festival sur la page de Couleur Café. Suivez le guide...

 

Avec Manon, Antoine, Véro, Fred,

Nathalie et Antoine, Eric, ...

et Cathy

03/07/2006

Diam's - James Brown

Une première réaction à l'appel lancé par "LIVE" à la veille de ce premier week-end de juillet : quelques lignes signées par Pascal sur la soirée d'ouverture du 17ième festival de Couleur Café.

Je suis allé avec ma femme et ma fille de 14 ans à Couleur Café ce vendredi.
Nous avons d'abord admiré Diam's. Je dis admiré car mes 43 ans me laissaient perplexe par rapport à sa notoriété et à sa présence à la télévision mais pour sa prestation à Bruxelles, je suis tombé sur le cul.  Elle est tout à fait différente sur scène qu'à la TV.  Elle est proche du public, explique sa motivation à combattre l'injustice, le racisme, etc. 
Pour ma part, je dis"chapeau" et j'achèterai son album pour ses textes.

 

 

Ensuite, nous étions aux premières loges pour "Mister Jaaaames Brown".  Là, nous avons été un peu déçus de la première moitié du concert car "J.B." est présent sur scène mais ne fait que figure de proue. Par contre, la deuxième moitié était nettement plus représentative de ses concerts.  En résumé, ce type est un "showman" né, il des choristes et des musiciens "Hight class" qui font partie intégrante du show.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes amis sont restés pour voir le vieux loup jamaïcains, Burning Spears ... Résumé : totale défonce à tous points de vue !

Pascal

01:20 Écrit par Luc dans Festivals | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : couleur cafe, diams, james brown |  Facebook |

30/06/2006

Tool - Manu Chao - Red Hot Chili peppers

Tool

Manu Chao

Red Hot Chili Peppers

Le jeudi 29 juin 2006

Rock Werchter

Deux heures pour rejoindre Werchter au départ de Bruxelles! La capitale était bouchée. La E40, bouchée (en raison d'un accident). Les alentours de Louvain, bouchés également (heure de pointe). C'est finalement aux abords de la grande plaine de Werchter que la circulation était la plus fluide. Oubliées donc les prestations de Matisyahu et des Deftones!

Depuis plusieurs semaines, mon impatience était grande de voir enfin Tool sur scène. Coincé dans la voiture, le stress montait de ne pas arriver à l'heure. Finalement, à l'instant même où je franchis les portiques d'entrée du festival, les toutes premières notes du groupe métal inondaient le site de Werchter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En ouverture, j'ai donc eu droit à la puissance inquiétante de la musique de Tool. Si par malheur quelqu'un présent ce jeudi à Werchter ne savait pas ce qu'est une lourde ligne de basse, le voilà fixé. Tool reproduit sur scène ses morceaux tels qu'on les trouve sur leurs albums. Seule différence : la puissance envoûtante du jeu. Difficile en revanche pour le groupe d'être plus statique sur scène que ce jeudi soir. Adam Jones, le guitariste et Justin Chancellor, le bassiste ont uniquement bougé... pour monter sur la scène et pour en descendre! Une attitude sobre et froide qui colle parfaitement avec leur musique. Seul Maynard James keenan (photo), posté aux cotés d'un Danny Carey cognant sur sa batterie, fascina les regards par une gestuel défiant les lois de la gravitation lors de leurs longues envolées musicales. Torse nu (dans le dos, le tatouage d'un immense scorpion dont la queue remonte le long de la colonne vertébrale), vêtu d'un jeans et de santiags rouges, chapeau blanc à la main, ce dernier se mouvait par moment tel un cow-boy en plein rodéo. Etonnant!

Setlist : Stinkfist - The Pot - 46 & 2 - Jambi - Sober - Lateralus - Vicarious - Aenema.

Avec Cathy

 

 
 

 

 

 

 

 

Vers 21 heures, Manu Chao et le Radio Bemba Sound System montent à leur tour sur la Main Stage avec la ferme intention de dynamiter l'ambiance sur la plaine flamande. Comme à leur habitude, Manu Chao et son groupe bouillonnent d'une incroyable énergie. Une énergie qui gagnera rapidement les trente premières rangées du public présent aux abords de la scène principale. Presque sans aucune césure et respiration entre les morceaux, leur prestation oscille en permanence entre rock énergique et reggae. Temps fort : un Clandestino dédié "à tous les noyés du détroit de Gibraltar".

Setlist : Elhoyo - Peligro - Por el suelo - Tadibobeira - Bobby Marley - Primavera - Radio Bemba - Bienvenida a Tijuana - El viento - Monkey - Clandestino/desapareci/desespedida - Hamburger Fields - Merry Bluse - Infinita Tristeza - Dia Luna - Volver/Radio Bemba.

Avec Cathy 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peu avant 23 heures vint enfin le moment pour Anthony Kiedis, Flea, John Frusciante et Chad Smith d'offrir au public belge une nouvelle prestation imparable des Red Hot Chili Peppers. D'entrée de jeu (sans Anthony), le groupe joue comme si nous étions déjà dans les rappels. Anthony Kiedis ayant fait son entrée sur scène, les Red Hot attaquent d'emblée avec Can't Stop et Dani California. Flea est courbé sur sa basse, Frusciante enchaîne d'époustouflants solos, Chad Smith martèle sa batterie comme si c'était son dernier concert et Anthony Kiedis lie le tout par son extraordinaire présence scénique. La setlist fait la part belle au nouveau Stadium Arcadium sans oublier les incontournables  Scar Tissue, Californication et By The Way. Wet sand démarre avec l'intro de London Calling des Clash. Quelques notes de Led Zeppelin s'échappent également de la guitare de Frusciante qui, en solo, reprend ensuite l'entierté de How Deep Is Your Love des Bee Gees. L'accueil du public est alors aussi amusé que chaleureux.

Au risque de m'emporter, l'idée m'a traversé l'esprit hier soir que les jeunes des années 2020 - 2030 regretteront peut-être de ne pas avoir connu les Red Hot comme nous avons nous-même regretté ne pas avoir vu les Doors ou Led Zeppelin!?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Setlist : Can't Stop - Dani California - Scar Tissue - Charlie - Fortune Faded - Warlocks - Parallel Universe - Snow - Me And My Friends - Wet Sand - Right On Time - Don't Forget Me - How Deep Is Your Love? (The Bee Gees) - Tell Me Baby - Californication - By The Way.

Les photos illustrant ce post sont signées Koen Keppens et Rob Walders.

Avec Cathy, Pierre et Vincent

Pour conclure, j'ai une question à vous poser. Vous arrive-t-il aussi immanquablement de côtoyer à chaque festival une bande de beaufs totalement indifférents au déroulement des concerts et parvenant presque à couvrir par leurs discussions et leurs rires gras le son et la musique des groupes en train de jouer sur scène? Et lorsqu'on se déplace pour échapper à leur insupportable chahut, on tombe sur une autre bande de beaufs qui...

Inutile de vous dire à quel point ça me saoule! Je ne parviens parfois pas à comprendre en les observant ce qu'ils viennent faire dans un festival. Enfin...

 

26/06/2006

Saule - K-branding - Marie Warnant - Zop Hop Op

Saule

K-branding

Marie Warnant

Zop Hop Op

Le dimanche 25 juin 2006

Fête de la Musique (Saint-Gilles) 

Impossible de vous parler du Peuple de l'Herbe, d'Eté 67, de Vincent Venet, de Babylon Circus et des Fun Lovin Criminals qui ont fait vibrer 50.000 personnes samedi soir place des Palais... puisque je n'y étais pas. Par contre, je ne regrette en rien la séance de rattrapage de ce dimanche 25 juin au Carré "Pop" à Saint-Gilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivé en retard (se garer à Saint-Gilles, quel folie!), j'ai totalement loupé les prestations de Blue D Marry, Samir Barris et Mièle. Ce sera pour la prochaine fois... Pour rien au monde, je ne voulais manquer le concert de Saule et de ses Pleureurs. Mon arrivée sur place coïncida à la minute près avec son entrée en scène. A mon avis, il m'attendait... C'est un vrai plaisir de partager un moment en compagnie de Saule. Il ne faut pas être devin pour lui prédire à chaque fois un accueil chaleureux lors de sa tournée des festivals cet été. Soyez aussi inspiré que le public saint-gillois et demandez-lui L'opéra en rappel, c'est un bonheur...

Saule rédige un blog sur lequel il raconte au quotidien avec beaucoup de sensibilité et d'humour l'aventure qui est la sienne depuis la sortie de son album Vous êtes ici. Moi, j'adore...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Durant la pause, un groupe bruxellois jouant (presque) au milieu des bouteilles de maitranque du Chaff attira mon attention. Dans un déluge de décibels, celui-ci nous proposait un rock expérimental quasi exclusivement musical aux influences aussi multiples que variées (jazz, punk, New Wave). Le nom du groupe : K-branding. Ils m'ont bluffé! A suivre... ici ou .

 

Marie Warnant arpenta à son tour la scène pour présenter son album de un à dix. Peut-être n'est-ce qu'une impression mais je l'ai trouvée plus détendue qu'aux Nuits Botanique en mai dernier. L'interprétation des morceaux me semblait également légèrement plus rock. Les temps forts : Bruxelles évidemment, la reprise de Ma petite entreprise (et oui, je revois mon jugement) et Les sucettes en duo avec Karin Clercq.

 

Enfin, sous une pluie fine, Zop Hop Op nous invita à le suivre dans un univers musical très hétéroclite. Assister à un concert de Zop Hop Op revient un peu à voyager dans un monde où se côtoie et se mèle le reggae, le blues, une pop mélancolique et quelques accords de rock. Zop Hop Op invita tour à tour Be plouvier et Karin Clercq  à les rejoindre sur scène. Le premier pour jouer du violon et la seconde pour une reprise de My Lady Heroïne en duo. En guise de rappel, après une ballade dans le répertoire de UB40, Sacha Toorop et ses musiciens nous livrèrent leur lecture de... Coeur brisé de Petula Clark. Un peu de tout, comme dans la pub...

Pour terminer la soirée, tandis que la communauté portugaise bruxelloise fêtait bruyamment la victoire de leur équipe face aux Pays-Bas, The Moon Invaders apporta du soleil sur une place détrempée par la pluie. Hélas pour moi, il était temps d'aller faire dodo...  

Avec Ann, Rosa & Thibault

Graspop Metal Meeting

Graspop Metal Meeting

Du 23 au 25 juin 2006

Dessel (Belgique)

L'édition 2006 du Graspop Festival est déjà derrière nous. Apparemment, la prestation des New York Dolls a marqué les esprits. A contrario, d'après ce que j'en ai lu ou entendu, celle des Guns'n Roses semble avoir été plutôt désastreuse. A vous de m'en dire plus si vous y étiez...

En attendant, je vous laisse lire quelques lignes signées par Ivan :

 

Samedi après-midi dans un village près de Turnhout, le retour des Dolls en Belgique -dernier concert recensé en '73, hum- set très énergique, gai, swinguant, émouvant et court composé de morceaux de leurs deux albums 70's, deux nouveaux de leur nouvel album qui sort en juillet, de 'Piece of my heart, le morceau soul d'Erma Franklin et d'un hommage a Johnny Thunders, plus un jeté de bouquet de fleurs dans un public principalement composé d'heavy metal kids - la grande classe avec un K et un exemple pour les jeunes de rockers qui vieillissent dignement! LUV'

Ivan

18:23 Écrit par Luc dans Festivals | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : graspop, new york dolls |  Facebook |

04/06/2006

Arthur H - Frères Misères (Mano Solo)

Arthur H

Frères Misères

Les Nuits Botanique

Le vendredi 20 septembre 1996

Une étrange soirée... Une partie du public est présente pour la prestation d'Arthur H; une autre pour le concert des Frères Misères et une autre encore pour voir et entendre... Mano Solo. Trois publics aux attentes différentes. Il y eut logiquement quelques déceptions.

Tandis qu'Arthur H promènent de sa voix rauque son auditoire dans les méandres de son univers, une rumeur circule : Mano Solo et ses Frères Misères ne joueront pas. On vient de leur voler leurs guitares électriques! Finalement, c'est sur la scène du Chapiteau que Mano Solo exprimera sa colère et sa déception de ne pas pouvoir jouer le concert attendu. Au point d'annoncer brusquement qu'il ne jouera plus jamais en Belgique. Il ne tiendra pas parole heureusement...

Sur son album intitulé simplement "Frères Misères", Mano Solo revient à ses premiers amours avec des arrangements punk/rock et des textes rageurs politiquement engagés. Or, les voilà contraints de défendre ce dernier en acoustique avec des instruments prêtés par le Botanique. Et pourtant... quel concert! Un vrai régal!

Je ne résiste pas au plaisir de reproduire ici le texte d'une chanson présente sur l'album. Une chanson qui devrait servir de bande son dans tous les isoloirs à chaque élection :

ON VOUS AURA PRÉVENUS

Dans un pays d’extrême droite
On se torche avec les doigts
Y’a plus de journaux pour ça
Dans un pays d’extrême droite
On s’inscrit pas au syndicat
des syndicats y’en a pas
Dans un pays d’extrême droite
Y’a plus de pauvres
y’a juste l’Etat et les autres
Si t’es pas de la bonne couleur t’es transparent
Dans un pays d’extrême droite
la justice porte le képi
Peine de mort au coin de la rue
Dans un pays d’extrême droite
On y parle beaucoup de Dieu
Parce que ça fait longtemps
qu’il a quitté les lieux
La musique est militaire
ses instruments sont la haine et la guerre
Dans un pays d’extrême droite
tu dis pas non a tout bout de champ
ou alors au bout du champ de tir
Dans un pays d’extrême droite
Les femmes peuvent bien avorter
mais à grands coups de baïonnette

On vous aura prévenus.

 

 

 

 

 

 

 

Avec Caroline & Philippe

02/06/2006

Marc Lelangue - Arno

Marc Lelangue

Arno

Les Nuits Botanique

Le vendredi 13 septembre 1996

A nouveau les Nuits Botanique? Ben oui, mais il y a dix ans... Cette fois-ci, ça y est! Tel un satellite autour d'une planète, je gravite définitivement sur une orbite elliptique autour de la planète "Arno". A partir de maintenant, chaque nouvel album et chaque nouvelle tournée provoquera chez moi l'irrépressible envie d'assister à au moins un de ses concerts. C'est grave, docteur?...

Tiens, je pense à quelque chose. Suivre un artiste comme Arno de tournée en tournée équivaut un peu à une sorte de voyage guidé au cours duquel on visite peu à peu toutes les salles de concert bruxelloises. Après La Luna et le Palais des Beaux-Arts, nous voici sous le Chapiteau des Nuits Botanique. Et croyez-moi, la visite est loin d'être terminée. Suivez le guide...

 

Avec Caroline, Tristan et Philippe

20/05/2006

Cyrz - Eté 67 - Mickey 3D - Alain Souchon

Je vous donne à nouveau à lire quelques lignes envoyées par un ami. Un ami qui bourlingue pas mal de concert en concert depuis de nombreuses années. Il revient (une dernière fois?) sur les Nuits Botanique, puis enchaîne avec Alain Souchon :

Cyrz

Eté 67

Mickey 3D

Les Nuits Botanique

Le dimanche 30 avril 2006

Tout d'abord, le concert Cyrz, Eté 67 et Mickey 3D. Le premier est un bonhomme sympa a écouter dans son salon mais en concert c'est chiant à mourir. Heureusement la suite était nettement meilleure avec été 67, groupe sympa dans l'air du temps avec une bonne pêche, et surtout Mickey 3D dont je suis fan et qui ne m'a vraiment pas déçu. Très bon contact avec le public qu'il se permettait de chambrer même s'il n'a pas compris qu'en Belgique on savait jouer au foot bien avant qu'il gagne une coupe du monde...

 

Alain souchon

 

Forest National

 

Le vendredi 5 mai 2006

 

 

 

... mais je ne vais pas m'attarder sur ce concert car j'ai vu un homme d'une autre dimension, un grand monsieur de la chanson française une semaine plus tard à Forest. Monsieur Souchon pour ne pas le citer fait partie de ce qui se fait de mieux à tous points de vue. Pourtant en arrivant sur le site, je me suis dit que c'était la première fois que je venais voir un concert pour le troisième âge vu le public grisonnant se pressant aux portes de la salle. De plus, le prix des places était exhorbitant pour des places au 3ème étage.

 

Le concert commence d'une manière surréaliste. Je me fais arroser par je ne sais quoi tombant des toits. J'ai même crû qu'un éclairagiste me pissait dessus. Donc après changement de places, nous avons assisté à un concert tout en douceur, en bonheur et en poésie. Un véritable plaisir que d'écouter et voir un tel bonhomme, tout cela dans une ambiance très festive étant donné que tout le public assis au départ est descendu dans l'arène au plus grand plaisir de MOOOnsieur Souchon. A écouter, à voir et à revoir. Yo

 

Fred

09/05/2006

Venus - Dionysos - Zop Hop Op

... et encore les Nuits Botanique

Quelques lignes qui m'ont été envoyées par une amie en qui j'ai toute confiance. Une sorte d'envoyée spéciale pour "Live".

Venus & Mons Orchestra

Dionysos & Mons Orchestra

Cirque Royal

Le mardi 2 mai 2006

Après une prestation de Venus assez déprimante... et c'est peu dire, Dionysos est entré en scène. Réveillant ainsi les survivants endormis et faisant rentrer en bousculade les fuyards préférant l'option bar à l'option prozac. Un seul mot me vient à l'esprit: délirant!!! Je pense d'ailleurs que le chef d'orchestre du Mons Orchestra poussé par le chanteur de Dionysos dans la foule s'en rappelera longtemps... moi aussi!

Zop Hop Op

Chapiteau

Le vendredi 5 mai 2006

 

Je ne m'étendrai pas sur le concert de Zop Hop Op sauf pour dire que je suis très triste que Sacha, dont je suis plus que fan, a vu sa prestation réduite à cinq malheureux morceaux... Alors que le concert du mois de décembre à la rotonde était magique... Le genre d'instant que l'on quitte avec un énorme sourire et la conviction que dans notre vie, le plus beau reste à venir....

Ann

08/05/2006

Marie Warnant - Lio - Olivia Ruiz

Marie Warnant

Lio

Olivia Ruiz

Les Nuits Botanique

Le dimanche 7 mai 2006

Marie Warnant a ouvert de très belle manière cette dernière soirée de la vingtième éditions des Nuits Botanique. Après un début tout en douceur, son set évolua progressivement vers des arrangements plus rocks et plus festifs. Le plaisir est alors réel de voir vivre sur scène des chansons comme Au diable les horaires ou  le très beau Bruxelles. Ma seule petite réserve : la reprise de Ma petite entreprise de Bashung.

 

Vint ensuite le tour de Lio de défendre son Dites au prince charmant sur la scène du chapiteau. N'en déplaise à l'intéressée, nous avons eu droit tant à l'ancienne qu'à la nouvelle Lio. Si une bonne partie du concert est consacrée à la défense de son nouvelle album, la fin fait resurgir les tubes de années '80 (Banana split et Les brunes comptent pas pour des prunes) pour le plus grand bonheur d'une bonne partie du public. Ceci dit, pour être franc, j'ai en grande partie vécu la prestation de Lio... sur les marches du Botanique. Les goûts et les couleurs...

Et puis enfin, Olivia Ruiz! Je m'attendais à un chouette concert... il fut excellent! Oscillant sans cesse entre chansons réalistes, mélodies hispaniques et envolées rocks, voire franchement punk, la femme chocolat nous a offerts de très nombreux moments de réjouissance : J'aime pas l'amour, I need a child, La femme chocolat, Goûtez-moi, J'traîne des pieds, Thérapie de groupe, ... Et puis, qu'est-ce qu'elle est belle quand elle danse, Olivia, avec cette étrange gestuelle, entre pantin désarticulé et fierté hispanique! A la fin du concert, bien qu'ayant largement dépassé le temps qui lui était imparti, Olivia Ruiz nous livra encore trois chansons dont une très belle reprise d'un classique de Marylin Monroe.

Il y a deux mois, Olivia Ruiz était à l'Orangerie; hier soir, elle était sous le chapiteau des Nuits; qu'elle ne se gêne surtout pas pour faire, par exemple, l'Ancienne Belgique dans deux mois!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec Philippe et, un peu, Cathy

07/05/2006

T. Raumschmiere - Vitalic

T. Raumschmiere

Vitalic

Les Nuits Botanique

Le samedi 6 mai 2006

Quelques lignes à chaud après le déluge de décibels qui a frappé le Botanique hier soir. J'ai donc promené mes baskets la nuit passée sur les marches (bondées!) et dans le chapiteau (bondé!) au moment où T. Raumschmiere, puis Vitalic faisaient trembler la grande verrière du Botanique. Autant le dire tout de suite, mes connaissances en dance music, électro-clash, techno-punk et électronica novatrice sont à peu près proches du néant. A tout casser, et en cherchant bien, dans ma discographie, j'ai juste un album des 2 many dj's (que je n'écoute jamais) et Melody A.M. de Röyksopp (que j'adore).

Et bien, c'est bien peu de le dire, ça déménageait solidement hier soir au Bota! T. Raumschmiere et Vitalic ont mis le feu au chapiteau. Avec les premiers, on nous promettait avec un minimum de sons, un maximum de puissance; avec le deuxième, un mix de sonorités électro et d'énergie rock qui ferait remuer le plus réticent des auditeurs... Je confirme!!!  

Avec ce que les carreaux de la grande verrière ont encaissé comme basse cette nuit, la venue ce soir d'Olivia Ruiz tombe à pic. Et particulièrement sa chanson "vitrier!...".

Vous y étiez? Dites-moi tout...

03/05/2006

Baby Shambles

Baby Shambles

Les Nuits Botanique

Le mardi 2 mai 2006

 

A nouveau une exception par rapport à la chronologie habituelle. Hier soir, aux alentours de 23 heures, je rôdais à proximité du chapiteau des Nuits Botanique. Tout le monde attendait impatiemment la prestation du nouveau groupe de Pete Doherty, Baby Shambles. Bien que n'ayant pas de ticket, j'ai pu (je crois) me faire ma petite opinion. A l'extérieur du chapiteau, on peut presque autant profiter du concert que si on était à l'intérieur. Deux portes sont grandes ouvertes pour permettre l'incessant va-et-vient entre le bar et la "salle". On voit donc plutôt bien la scène. Quant au son : aucun problème, c'est aussi limpide dehors que dedans.

Bon! Et ce concert alors? Baby Shambles a livré une courte prestation (à peine une heure) que beaucoup jugèrent inégale, chaotique, voire franchement mauvaise. En discutant un peu avec des gens sortant du chapiteau, je n'ai trouvé personne pour manifester son enthousiasme. 

Un truc rigolo, pour l'anecdote :  j'ai vu deux gars jaillirent brusquement hors du chapiteau en tenant fermement une guitare électrique au manche brisé entre les mains. Ni l'un ni l'autre ne voulait lâcher le précieux trophée. A la moitié du concert, Pete Doherty avait lancé avec force sa guitare dans le public. "Dans un moment de lucidité, il a réalisé qu'il jouait mal", m'a dit alors un voisin... Il a fallut toute la patience de quelques membres de l'organisation des Nuits pour parvenir à récupérer l'instrument qui, semble-t-il, avait été prêté au groupe par le Botanique.

Pour lire une autre critique du concert et voir de magnifiques photos (prises ce mardi au Botanique) de Malibu Stacy et de Pete Doherty, suivez le guide.

Dites, n'oubliez pas... Vous y étiez aussi, racontez-moi!